Israël

Israël abrite l’un des terrorismes les plus anciens, les plus actifs et les plus combatifs de la planète. L’essence de ce terrorisme est associée à la résistance palestinienne contre l’occupation des territoires occupés successivement par Israël à l’issue des conflits de 1948, 1956, 1967 et 1973.

Israel Colonies 1972-2012
Le nombre de colons dans les territoires occupés augmente de manière constante, malgré les engagements répétés des gouvernements israéliens pour un gel de ces implantations depuis les accords de Camp David (1976), et n’a pas contribué à instaurer la confiance entre les deux communautés. Une réduction de ces implantations — qui sont par ailleurs contraires au droit international — pourrait être un facteur important dans une stratégie contre-terroriste. Sources : B ‘Tselem, Ministère israélien des affaires intérieures

La politique des implantations juives dans les territoires occupés a très largement contribué à envenimer la situation d’une part en réduisant le territoire palestinien

proprement dit, mais aussi et surtout en détruisant toute confiance dans la volonté israélienne de parvenir à une solution politique de la question.

 

Victimes israéliennes et palestiniennes (1987-2014)
Entre 1967 et 1992, la moyenne annuelle se situe autour de 17 tués par an. Dès 1993, année de la conclusion des Accords d’Oslo, la moyenne annuelle (1993-1999) monte à 46 tués par an, illustrant ici un phénomène asymétrique et la volonté de certains mouvements radicaux de faire échouer l’accord Il est à noter cependant que l’on note une baisse significative des morts entre 1997 et le début 2000. La visite d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem déclenche la deuxième Intifada, et provoque une reprise massive des attentats, faisant passer la moyenne des tués à 226 par an ! Dès 2002, la diminution des victimes est principalement due à la présence du « mur » qui limite la possibilité d’attentats-suicide. Source : B ‘Tselem.org
Attentats terroristes contre Israël (2000-2006)
En bleu foncé: attentats-suicides ; en bleu moyen: attentats-suicide empêchés ; en bleu clair: attentats à la roquette (avec nombre d’attaques).” L’érection du « Mur » entre les territoires occupés et Israël, dès 2002, a clairement abouti à une diminution des attentats-suicide, mais n’a pas cassé la volonté palestinienne d’agir. Bien au contraire : sous l’influence islamiste, le conflit a glissé dans une logique asymétrique par laquelle les Palestiniens ne peuvent rester sans réponse, d’où l’augmentation des attentats à la roquette, même si les effets concrets de cette réponse (nombre de victimes israéliennes) sont faibles. L’important ici pour les Palestiniens est de montrer qu’ils ne baissent pas la tête devant Israël. Ce type de logique n’est pas du tout compris (ou accepté) en Israël, qui peine ainsi à mettre en place une réelle stratégie contre-terroriste et se concentre sur des mesures anti-terroristes. [Chiffres des Ministères israéliens de la Défense et des Affaires Etrangères]

Contrairement à la plupart des pays affectés par le terrorisme, Israël a été l’un des rares pays à s’être montré incapable de briser la volonté de ses opposants à recourir au terrorisme. Malgré des succès tactiques remarquables, Israël est l’un des pays les moins efficaces dans la lutte contre le terrorisme au plan stratégique. Au contraire des Etats-Unis en Irak, par exemple, qui ont tenté — avec des succès mitigés — de combiner l’action tactique (combat, etc.) et l’action stratégique (appui

à des structures politiques et économiques irakiennes, contributions à l’essor économique de la société, ralliement de certaines tribus, etc.) Israël n’a jamais eu de stratégie globale de lutte contre le terrorisme. Ou, plus exactement, la stratégie israélienne peut se résumer à une addition de mesures tactiques et l’attente d’un essoufflement à long terme de la volonté de résistance palestinienne. Ceci explique pourquoi les Palestiniens s’efforcent d’entretenir cette volonté à travers le système éducatif — phénomène largement fustigé en Occident, mais qui est le seul moyen pour eux de ne pas subir une défaite stratégique sur le long terme.

Mouvements arabes
► Armée de Libération de la Palestine (ALP)
► Brigades Arabes Révolutionnaires (BAR)
Brigades de la Résistance Nationale Palestinienne
Brigades des Martyrs de Jénine
► Brigades du 13 Septembre Noir
► Brigades du Retour
► Comités de Résistance Populaire
► Conseil National Palestinien (CNP)
Djihad Islamique Palestinien (DIP)
- ►Guerriers d’Omar Ben al-Khatib
► Fatah (al-)
- ► Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa
- ► Force 17
► Fatah – Commandement Provisoire (Fatah-CP)
► Fatah – Conseil Révolutionnaire (Fatah-CR)
► Forces du Martyr Omar al-Mokhtar
► Frères Musulmans
► Front de Libération Arabe (FLA)
► Front de Libération Populaire Arabe (FLPA)
► Front de Lutte Populaire de la Palestine (FLPP)
► Front Démocratique de Libération de la Palestine (FDLP)
► Front de Salut National Palestinien (FSNP)
► Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP)
- ► Brigades du Martyr Abou Ali Moustafa
► Front Populaire de Libération de la Palestine – Commandement Général (FPLP-CG)
► Front Populaire de Libération de la Palestine – Commandement Spécial (FPLP-CS)
► Front Populaire de Libération de la Palestine – Groupe d’Opérations Spéciales (FPLP-GOS)
► Groupe Haouari
► Hamas
- ► Brigades du Martyr Izz ad-Din al-Qassam
► Hezbollah
► Organisation de Libération de la Palestine
► Résistance Islamique
► Septembre Noir
► Tanzim (al-)
Brigades du Djihad et de l’Unicité (Kataeb al-Jihad al-Tawhid)
Katibat al-Ahrar (Phalange des Hommes Libres)
(2)

Principales organisations terroristes israélienne
► Eyal
► Kach
► Kahane Chai
► Su Arzena
Terreur Contre Terreur

Corrélat ► Palestine

(1)Chiffres enregistrés jusqu’en septembre 2007
(2)Groupe apparu en février 2006 avec l’enlèvement d’un diplomate égyptien à Gaza, comme monnaie d’échange contre la libération de tous les prisonniers palestiniens. Ce type d’action surprenant et l’existence éphémère du groupe rend à indiquer une initiative spontanée de quelques individus, rattachés au Fatah, selon le ministre de l’Intérieur palestinien. (CNN, 11.02.2006)