Amal

Amal(Liban) (Acronyme signifiant « Espoir », qui vient d’Afouadj al-Muqawamah al­Lubnaniyyah — Détachements de Résistance Libanaise) Milice chiite pro-syrienne, créée en 1975 comme branche armée du Mouvement des Déshérités (Harakat al­Mahrumin), lui-même créé en 1974. Amal est fondé par l’Imam ► Moussa al-Sadr, qui avait créé en 1969 le Conseil Chiite Islamique Supérieur au Liban(1).

L’Imam Moussa al-Sadr, qui dirige Amal, est réticent à s’engager dans la lutte armée qui déchire le Liban. En 1976, il soutient l’intervention syrienne, ce qui rend le mouvement relativement impopulaire.

Moussa al-Sadr disparaît en 1978 à l’occasion d’une visite en Libye, et, d’avril 1979 à avril 1980, les opérations d’Amal sont assumées par Hussein Moussaoui, jusqu’à la reprise du mouvement par Nabih Berri, en 1980.

Amal s’est affronté brutalement au Hezbollah à la fin 1988 à Beyrouth. Ses effectifs sont évalués à 20 000 militants.

La milice Amal dispose d’un camp d’entraînement à Baalbek et un à Burj al­Barajinah. Quelques groupes d’Amal auraient été entraînés en Crimée (URSS). Elle se divise en trois zones territoriales: le Sud-Liban, la plaine de la Bekaa et Beyrouth.

Après de nombreuses années d’activité réduite, qui ont permis au Hezbollah de développer sa présence au Sud-Liban, Amal a repris des activités violentes à la fin 1996. En janvier 1998, son unité de combat, la « Phalange Shahir Mohammed Sa ‘ad » a grièvement blessé Samir Raslan, chef des services de renseignements de l’Armée du Sud-Liban par un attentat à la bombe.

Transformé en parti politique, Amal ne semble plus avoir d’activités violentes.

(1)Le Conseil Chiite Islamique Supérieur, dirigé par Mohammad Mahdi Shams al-Din, prône un pluralisme démocratique et un consensus interreligieux.