Angry Brigade

(Grande-Bretagne) (Brigade Furieuse) Groupe extrémiste de gauche à tendance anarchiste actif en Grande-Bretagne entre 1967 et 1971. Au total, le mouvement a commis quelque 25 attentats dont aucun n’a fait de victimes. Cinq protagonistes sont arrêtés et leur procès (30 mai — 6 décembre 1972) est l’un des plus long procès politique de la Grande-Bretagne, mais le cerveau de l’organisation n’a jamais été arrêté. Le groupe a été actif en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis, en France et en Italie. Après son attentat de 1984 contre une installation électrique, le groupe ne s’était plus manifesté.

Le 27 octobre 1999, l’Angry Brigade revendique une double tentative d’attentat à la bombe à Milan. L’une des bombes était placée Piazza Diaz(1), près du Dôme de Milan, l’autre à proximité d’un commissariat des Carabinieri. Si la réapparition de l’Angry Brigade est surprenante, l’attaque d’objectifs italiens l’est moins. Le 3 mars 1967, un attentat avait déjà été commis à Turin, tandis que le 9 octobre une bombe détruisait l’ltalian Trade Centre à Londres, et en novembre une autre bombe détruisait l’entrée de l’office du tourisme espagnol à Milan. Le 6 novembre 1971, c’est le consulat italien de Bâle (Suisse) qui la cible de l’Angry Brigade, puis l’ambassade britannique de Rome, en représailles de l’incarcération par l’Italie de militants anarchistes.

Les attentats de l’Angry Brigade sont à l’origine de la création de l’unité de déminage (Bomb Squad) de la police métropolitaine de Londres, en 1967, qui deviendra par la suite la Branche Anti-Terroriste de la « Met ».

Bibliographie choisie : Vague Tom, Anarchy in the UK: The Angry Brigade, AK Press Book, Londres, mars 1997.

(1)Cette bombe était composée de 250 grammes d’explosif commercial, 2.5 kg de chlorate de potassium une petite bombonne de butagaz, des détonateurs électriques et un réveille-matin. Le système de mise à feu n’a pas fonctionné.