Armée de Libération de la Palestine (ALP)

(Palestine/Israël) (Jaïsh et-Tahrir ech-Cha’abi) Force militaire, créée le 10 septembre 1964, comme bras armé de l’ ► Organisation de Libération de la Palestine. Jusqu’en 1967, elle est basée dans la bande de Gaza et, sous la conduite de Yasser Arafat, mène des actions de guérilla contre Israël. Puis elle établit son quartier-général à Damas et déploie ses unités au Liban et en Syrie, avant de constituer la base de la nouvelle armée palestinienne. Ses membres sont des militaires.

Elle est initialement composée de trois bataillons :

  • Bataillon Aïn Jalout (Egypte),
  • Bataillon Qadisiyya (Irak) et
  • Bataillon Hattin (Syrie),

qui sont placés sous le commandement opérationnel des pays-hôtes. Son chef d’état-major est ► Abd al-Razzaq al-Yahya (1970-72), major-général Mohammed Tariq al-Khadra (1972-84).

En 1968, est créée à Gaza une unité de commandos appelée Quwat al-Tahrir Al­Sha’biya (Forces de Libération Populaires). Elle entretient alors des liens étroits avec le ► Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).

Conformément aux déclarations de Yasser Arafat, l’ALP ne participe plus à des actions terroristes depuis le milieu des années 70. Dès 1983, elle est désignée Armée Nationale de Libération de la Palestine (ANLP) et constitue le noyau de la future armée palestinienne dans le processus d’Oslo.

Le 20 juin 1995, le ministre palestinien de la Sécurité Intérieure devait déclarer que les effectifs de l’ALP étaient au total de 19 000 hommes, mais une part importante de ses effectifs sont, en fait, intégrés aux forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne (voir ► Organisation de Libération de la Palestine).