Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN)

Armee Zapatiste de Liberation Nationale (EZLN)(Mexique) (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional) Bras armé du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène (CCRI) qui se manifeste la première fois pour la ler janvier 1994, jour d’entrée en vigueur de l’Accord de Libre-Echange de l’Amérique du Nord (ALENA). Elle est commandée par le « Sous-commandant Marcos » et est basée dans l’Etat du Chiapas, au Sud du Mexique.

Le 12 janvier 1994, l’EZLN déclare un cessez-le-feu unilatéral. Le 16 février 1996, elle signe un accord avec le gouvernement mexicain sur les droits des populations indigènes et l’engagement de trouver une solution négociée à leurs divergences. Toutefois, un désaccord sur la mise en oeuvre de l’accord bloque le processus de paix en septembre.

Le 22 décembre 1996, le massacre de 45 personnes dans le village d’Acteal — une mise en scène du gouvernement mexicain selon l’EZLN — accroît la tension entre le gouvernement et le mouvement.

L’originalité de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), est que, pour la première fois, un mouvement révolutionnaire base sa stratégie d’action sur l’emploi des médias, parmi lesquels Internet, (voir ► cyberterrorisme) qui a fait connaître le mouvement dans le monde entier, sans que la violence entre dans le concept d’affirmation du mouvement. Cette stratégie lui vaut non seulement une publicité immédiate dans le monde entier, mais lui confère une image positive et moderniste, au-delà de celle du guérillero.

Quant à ses objectifs, l’EZLN est davantage un mouvement « réformiste armé »(1) qu’un mouvement de lutte armée. Il ne vise pas à s’emparer du pouvoir, ou à revendiquer une indépendance, mais cherche à modifier les rapports entre l’État central et les minorités locales.

Ses 2 000-3 000 combattants sont essentiellement recrutés parmi les populations indiennes.

Sites Internet : www.ezln.org; www.onr.com/user/questad/

(1)Balancie J.-M. & de La Grange A., op. cit., p. 60