Arménie

Il n’y a apparemment — et officiellement — pas de groupes terroristes actifs en Arménie en 2008. Toutefois, la communauté arménienne a une longue histoire de résistance et de révolte armée dans le Caucase, depuis la fin du XIXe siècle. Les périodes de violence ont jalonné l’histoire arménienne et provoqué de féroces répressions, notamment en Turquie.

Ainsi, la particularité du terrorisme arménien est d’avoir des racines très profondes à la fois dans la population et dans des mouvements qui sont aujourd’hui devenu des partis politiques. La plupart de ces mouvements violents ont leur ancrage géographique dans la diaspora arménienne au Liban, en France, en Russie et en Azerbaïdjan.

Les principaux mouvements violents d’inspiration arménienne actifs depuis 1975 sont:

  • Apôtre, petit groupe radical créé le 29 avril 2001, actif au début des années 2000 en Azerbaïdjan. Considéré comme éteint.
  • Armée Révolutionnaire Arménienne (ARA), groupe actif au Liban au début des années 80. Probablement lié à l’ASALA. Considéré comme éteint.
  • ► Armée Secrète Arménienne de Libération de l’Arménie (ASALA)
  • Commandos de la Justice du Génocide Arménien (CJGA)
  • Dachnak (Tasnak)
  • Front de Libération Arménien (FLA) (Ermeni Kurtulus Cephesi) Organisation formée en 1979, qui assurait le recrutement et la formation des combattants arméniens en Turquie et en Azerbaïdjan. Considéré comme éteint.
  • Geqaron, petit groupe issu de l’ASALA en février 2001. Brièvement actif au Sud du Caucase et en Asie Centrale, il semble éteint.
  • Groupe d ‘Orly
  • Organisation du 3 Octobre (3 Ekim Örgütü)
  • Organisation du 9 Juin (9 Haziran Örgütü), petit groupe formé en 1991, probablement lié à l’ASALA, dont l’action vise la libération de militants détenus par les autorités suisses. Considéré comme éteint.
  • Hincak (Hunchak), mouvement formé en 1884, considéré comme le premier mouvement nationaliste arménien. Il subsistera jusque dans les années 90 et se transformera en parti politique.
  • Mouvement de Libération de l’Arménie (Ermeni Kurtulus Harekati), créé en 1991 en France, considéré comme inactif.
  • Organisation du 28 Mai, créée dans les années 70 à la mémoire de la déclaration d’indépendance de l’Arménie le 28 mai 1918. Elle est considérée comme inactive depuis 1977.
  • Union Arménienne (Ermeni Birligi), groupe formé à Moscou en 1988, lié à l’ASALA, à qui elle fournit un appui logistique durnt léa guerre au Nagorno­-Karabakh (faux documents, recrutrement de combattant, organisation de franchissement clandestin des frontières, etc.) Considérée comme inactive depuis le milieu des années 90.
  • Organisation Secrète de Libération de l’Arménie (Gizli Ermeni Kurtulus Örgütü) (GEKO), organisation formée à Beyrouth en 1975 et liée aux milieux arméniens de la Syrie. Elle a été responsable de l’assassinat de plusieurs diplomates turcs. Considérée comme éteinte depuis le début des années 80.