Azanian People’s Liberation Army (APLA)

AZAPOAzanian People’s Liberation Army (APLA)

(Afrique du Sud) Mouvement terroriste de tendance marxiste et est dirigé par Potlako K. Leballo (septembre 1980 – avril 1981), puis par ► Letlapa Mphahlele. Azanian People’s Liberation Army (APLA) est issu du Pan-Africanist Congress (PAC) — dirigé par Clarence Makwetu —, dont il est le bras armé.

L’apparition du bras armée de l’ ► African National Congress (ANC), l’ ► Umkhonto we Sizwe (MK) $suit une campagne de violence menée conjointement par l’ANC, PAC et le SACP, qui culmine dans les événements de Sharpeville du 21 mars 1960(1).

Il en résulte l’interdiction de l’ANC et du PACC(2), qui impose un recentrage de leur stratégie d’action. Le PAC crée un groupe paramilitaire désigné « Poqo » (« Nous seuls »), dont la fonction est de systématiser et coordonner l’action violente. Après des débuts hésitants, en 1963, ses chefs sont arrêtés et l’organisation est virtuellement neutralisée. En 1968, le « Poqo » est restructuré et son nom est changé pour Azanian People’s Libération Army (APLA).

L’objectif du PAC est la mise en place d’un gouvernement « africaniste socialiste démocratique » en suivant scrupuleusement le modèle révolutionnaire marxiste (voir ► révolution (marxiste)).

L’Azanian People’s Liberation Army (APLA) a joué un rôle important tout au long du processus insurrectionnel sud-africain. Elle a joué un rôle essentiel dans la préparation des événements de Soweto, le 16 juin 1976. Ses effectifs d’environ 300 membres en 1982-83 montent à 2 700 en 1991-92.

Au début des années 90, l’Azanian People’s Liberation Army (APLA) dispose d’environ 300 combattant déployés sur le territoire de l’Afrique du Sud et utilise le Transkei comme principale base d’opérations. Initialement, l’Azanian People’s Liberation Army (APLA) ne s’est pas jointe aux diverses négociations de paix. Ainsi, entre 1992 et 1994, l’Azanian People’s Liberation Army (APLA) s’est rendue responsable de 77 actes violents sur l’ensemble du territoire sud-africain, principalement dirigées contre des populations blanches et noires. Sers actions sont portées dans la province du Cap, au Transkei, dans le Witwatersrand, au Nord du Transvaal, dans le Natal et le l’Etat Libre d’Orange. Ses actions sont le plus souvent des attaques à l’arme automatique (Kalachnikov, R-4 et R-5) accompagnées de grenades et de bombes incendiaires.

Quelque 6 000 combattants de l’Azanian People’s Liberation Army (APLA) ont rejoint les forces armées sud-africaines à la suite du processus de paix et de réconciliation nationale.

Bibliographie choisie : Maj Gen B. Mortimer, «SA Defence Force Involvement in the Internai Security Situation in the Republic of South Africa », Soumission à la Commission Vérité et Réconciliation.

Lien externe

(1)Ce qui restera dans l’histoire comme le « massacre de Sharpeville » a fait 69 morts et 80 blessés.
(2)Par l’« Unlawful Organisations Act » (Act No 34) du 8 avril 1960.