Ansar Beït al-Maqdis (ABM)

 

ABMAnsar Beït al-Maqdis (ABM)

Autres appellations:
“Sinai Province”

Ansar Jerusalem
Jama’at Ansar Bayt al-Maqdis (JABM)
Etat Islamique – Wilayat du Sinaï
Al-Dawlah al-Islamiyah Wilayat Sina

Autre orthographe:
Ansar Bayt al-Maqdis (ABM)

(Egypte/Sinaï/Palestine) (Groupe des Partisans de la Maison du Seigneur) Groupe islamiste djihadiste de tendance salafiste, Ansar Beït al-Maqdis (ABM) est basé dans la péninsule du Sinaï et dans la Bande de Gaza.

Il est apparu en octobre 2013 au Nord-est de l’Egypte, dans un mouvement de renouveau islamiste en Egypte après la destitution du Président Mohammed Morsi. Son allégeance (bayâh) envers l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) (ou Etat Islamique – EI) est sujette à controverse : dès le début 2014, plusieurs membres du groupe ont révélé que cette allégeance existait, mais elle a été à chaque fois démentie par la hiérarchie d’ABM. La décapitation de quatre Égyptiens accusés d’espionnage au profit d’Israël en août 2014 a fait dire aux services de sécurité égyptiens qu’ABM recevait un appui d’EI, mais aucun élément factuel ne permet de le confirmer. Le changement de dénomination du groupe pour « Etat Islamique – Wilayat du Sinaï » (« Al-Dawlah al-Islamiyah Wilayat Sina »), qui n’a pas été confirmé officiellement, mais est déjà apparu sur des « tweets » au nom du groupe tendrait à accréditer ce changement.

Il a revendiqué des attentats dans le secteur d’Ismaïlia et dans la péninsule du Sinaï. Il serait également présent dans la Bande de Gaza.

Corrélat : ► Organisations terroristes

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Takfir wal-Hijra

Autre orthographe:
Takfir wa’l-Hijra

Takfir wal-Hijra

(International) (Excommunication et Exil) Mouvement radical islamiste, originaire d’Egypte, fondé en 1972 par ► Choukri Moustafa sous le nom d’Association des Musulmans (Jama’at al-Muslimin), issu du Parti de la Libération Islamique. Il prône l’excommunication (ou la désignation comme incroyant (Kafir, qui est à l’origine du mot “takfir”) des musulmans considérés comme ayant abandonné l’Islam. Cet abandon de l’islam peut alors être jugé comme un cas d’apostasie et faire l’objet d’une sanction selon la loi islamique (charia). La pratique du takfir illustre la politique d’intolérance de certains groupes armés, comme en Syrie.L’association habituellement faite en Occident entre le takfir et les djihadistes (notamment “Al-Qaïda”) n’est pas automatique: de nombreux mouvements djihadistes rejettent cette notion qui conduit à des luttes internes.

Le guide spirituel du mouvement Takfir wal-Hijra est Abd el-Kader al-Aïra. La doctrine du Takfir wal-Hijra s’alimente des idées guerrières de Sayyed Qotb, leader des ► Frères Musulmans exécuté en 1966 et de sa théorie sur «l’expiation».

Divisé et e proie à des luttes internes, le mouvement s’engage dans la violence. Après l’assassinat de deux ministres égyptiens, Choukri Moustafa est arrêté et condamnée à mort. Le mouvement se divise alors en deux tendances: une tendance armée, responsabkle de nombreux attentats dans le monde, et une tendance plus “intellectuelle”.

Très peu de détails sont connus sur ce mouvement et les groupes armés qui s’en inspirent.

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Egypte

Autres appellations:
Jamaat al-Muslimin (Groupe des Musulmans)
Jamaat al-Takfir wal-Hijra (Groupe de l’Excommunication et de l’Exil)

(Egypte/Sinaï) Groupe djihadiste sunnite de tendance takfiri basé dans le Sinaï. Il est issu du mouvement du même nom qui s’est développé durant la seconde moitié du XXe siècle en Egypte et a dû s’expatrier sous la pression du gouvernement égyptien dans les années 60. Le groupe semble être réapparu en Egypte dans les années 90, mais ne s’est manifesté réellement qu’en février 2011 à la faveur du printemps arabe.

Il a plusieurs centaines d’attentats à son actif Il serait impliqué dans l’attentat contre Anouar el-Sadate, en 1981. Il reste actif dans le région du Sinaï, où il s’est développé depuis la fin des années 90. Plus récemment, les diverses actions israéliennes dans la Bande de Gaza et le renversement du gouvernement Morsi, dans le climat de violence du Proche- et Moyen-Orient semblent avoir stimulé un développement brutal du mouvement. Le groupe est essentiellement basé dans la partie nord de la péninsule du Sinaï.

En Egypte, le Takfir wal-Hijra a une structure de 40 émirs, qui dirigent chacun des groupes de combat (information encore à confirmer).

Algérie

Le Takfir wal-Hijra apparaît en Algérie dès la fin des années 80, sous la forme d’une secte au sein des milieux estudiantins. Il est basé dans la mosquée Lekhal de Belcourt à Alger. Dès 1994, il prend de l’importance comme dissidence du ► Groupe Islamique Armé (GIA). L’aile algérienne du TwH est créé à Aïn Defla, par Ahmed Guellila (alias « Abou Hafs ») et rassemble de nombreux ► « Afghans ». Elle est connue sous l’appellation de Djama’at el-Mouwahidoune ou Katibat « el­Mouwahidin » et recrute ses militants parmi les ex-membres du ► Front Islamique du Salut. Sa première action remonte au mois d’octobre 1988 avec le saccage du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il constitue l’un des principaux groupes islamiques armés en Algérie et compte quelque 5 000 activistes, dont certains auraient été entraînés dans les camps du ► Hezbollah au Liban. Il serait dirigé par le Cheikh al-Hacheni Sahnouni.

Ce groupe pourrait être en contact avec des cellules d’Al-Qaïda liées au Franco-algérien ► Djamel Beghal et découvertes en octobre 2001 en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

Jordanie

En Jordanie l’arrestation de Muhammad Shalabi (alias Abou Sayyaf) en novembre 2002 associé au Takfir wal-Hijra tend à montrer que le mouvement y est également actif.

Liban

Une branche du Takfir wal-Hijra est active avec environ 200-300 militants au Liban, au Nord-Est de Tripoli et serait dirigée par un ex-Afghan, Bassam Ahmad Kanj (alias Abou Aïchah). Ses membres seraient d’anciens combattants en Afghanistan et de divers mouvements comme le ► Djama’a al-Islamiyya et ► Al-Tawhid al-Islami. Il est lié au groupe ► Asbat al-Ansar, dans le camp palestinien d’Aïn al-Hiloueh. Le réseau libanais du Takfir aurait été démantelé au début 2000 par les forces de sécurité libanaises après avoir tenté un coup de main contre l’armée libanaise dans le secteur de Dinnieh.

Libye

Le Takfir wal-Hijra s’est implanté en Libye dès la fin des années 80. Son action n’est pas connue avec précision, mais le mouvement est combattu par le gouvernement.

Maroc

Le Takfir wal-Hijra s’est implanté au Maroc dans les quartiers pauvres des villes de Casablanca, Fès, Marrakech, Nador, Oujda, Salé et Tanger. Il comprend de nombreux « Afghans » parmi ses militants et encourage un discours violent. Le discours des émirs du Takfir marocain utilise des termes difficilement compréhensibles pour les militants de base et se donnent ainsi une apparence mystique, qui encourage une obéissance aveugle.

Soudan

Une branche du Takfir wal-Hijra, fondée par ► Mohamed Al-Khalifi est également active au Soudan, où elle est en lutte contre le mouvement Ansar al-Sunnah. Le mouvement serait dirigé par Abbas Al-Bah Abbas.

Ukraine

Ukraine

La crise ukrainienne (2013-2014) a été perçue en Europe comme un conflit entre deux visions de l’avenir de l’Ukraine : un avenir démocratique et plein de promesses avec l’Union Européenne et une vision plus rétrograde – voire revanchiste – aux côtés d’une Russie à la recherche de sa grandeur passée. Si la question d’un accord entre l’Ukraine et l’Union Européenne ou la Russie a été effectivement le déclencheur des événements de novembre 2013, les violences séparatistes qui ont suivi sont liées à des causes plus profondes et plus fondamentales associées à la nouvelle gouvernance du pays.

Un point essentiel est la question linguistique, qui est la face visible d’une divergence ethnique et historique. La question ethnique et linguistique des ex-républiques soviétiques a été soulevée dans la plupart des pays qui ont émergé de la décomposition de l’URSS.

Dans l’ex-URSS, si le russe était bel et bien la langue officielle qui ouvrait l’accès à des études de qualité à Moscou, les langues régionales avaient également un statut officiel et étaient utilisées par la population et les administrations des républiques.

Après l’indépendance, l’Ukraine a maintenu la loi sur les langues en vigueur dans l’ex-URSS. Le 3 juillet 2012, une nouvelle loi est adoptée par le Parlement ukrainien, qui fait de l’Ukrainien la langue officielle, mais donne la possibilité aux provinces de donner un statut de langue officielle à d’autres langues en fonction de la population. Ainsi, le russe, le moldave, le magyar et le roumain acquièrent un statut de seconde langue officielle dans les provinces qui l’ont décidé.

La “Révolution de Maïdan” (novembre 2013-février2014) renverse le gouvernement corrompu du Président Ianoukovytch et porte au pouvoir une coalition nationaliste d’extrême-droite pro-européenne. Le 23 février 2014 le nouveau parlement (non-élu) décide d’abroger la loi sur les langues de 2012 et ainsi établir l’ukrainien comme seule langue officielle. Cet acte est rapidement interprété par la minorité russophone comme la volonté de créer des citoyens de « seconde zone ».  Le potentiel de déstabilisation  que crée l’abrogation de cette loi sur la situation intérieure est clair dès le départ et est reconnu par les experts internationaux, et déplorée par plusieurs pays européens (notamment, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, et la Grèce)  mais leur crainte n’est pas relayée par l’Union Européenne et l’OTAN vers les nouvelles autorités. Le décret d’abrogation  sera  « gelé » quelques jours plus tard, mais trop tard, car la réaction virulente des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’OTAN a lancé une dynamique de réaction nationaliste russe.

C’est dans cet esprit que la population de Crimée – majoritairement russophone – s’insurge contre le gouvernement provincial et entreprend un coup de force qui conduira à un référendum sur l’indépendance de la province et son rattachement à la Russie.  Le mouvement populaire de Crimée est rapidement suivi par les communautés russophones de l’est de l’Ukraine, dans les régions de Lugansk et de Donetsk. Alors que le gouvernement ukrainien s’était montré relativement passif en Crimée, la volonté de sécession à l’est du pays déclenche une réaction vive qui tourne au combat.

Ukraine - russian perception
Ukraine – russian perception

Le rôle de la Russie dans ce conflit est entaché par une propagande occidentale virulente et fortement alimentée par un discours alarmiste venant des Etats-Unis et des pays baltes. En réalité, la Russie est au premier rang des pays intéressés en raison de plusieurs années d’importation de gaz impayé par l’Ukraine. Toutefois, en dépit de l’attachement de l’ex-président Ianoukovytch pour la Russie, cette dernière n’est pas favorable à ce régime corrompu qui rechigne à régler ses impayés. Ainsi, la Russie n’intervient-elle pas dans le changement de régime qui s’opère, même si elle considère le nouveau régime comme le résultat d’un coup de force et non d’un changement démocratique. Le président Ianoukovytch, qui trouve refuge en Russie n’est pas restauré dans ses fonctions par la Russie, qui ne le considère plus comme le représentant de l’Ukraine. En outre, l’orientation très fortement nationaliste du nouveau régime suscite l’inquiétude de Moscou.

La Crimée

La Russie et l’Ukraine ont un accord de coopération militaire, qui couvre notamment la présence russe en Crimée et l’usage d’installations permanent dans cette partie de l’Ukraine. Les accords alors en vigueur autorisaient la présence russe jusqu’en 2017, tandis qu’un accord de 2010 prolonge cette autorisation jusqu’en 2042.  Lors des événements en Crimée, et conformément à ces accords, les troupes russes se sont déployées autour de leurs installations militaires afin d’en assurer la sécurité. Aucun indice concret  n’indique que la Russie ait envoyé des troupes au-delà des 27’000 hommes autorisés par l’accord bilatéral avec l’Ukraine et aucune information sérieuse ne permet de penser que les troupes russes ont participé à des prises de contrôle des bâtiments ou institutions ukrainiennes en Crimée. Les affirmations de Poutine lors de son interview du 4 mars 2014 sont en cohérence avec les observations faites.

Le terme « d’invasion » ou « d’intervention » souvent évoqué par les dirigeants européens ne se justifie donc pas. En revanche, l’incapacité des services de renseignement et des dirigeants occidentaux à anticiper la situation issue du radicalisme des nouveaux dirigeants ukrainiens a contribué à la déterioration de la situation et à encourager le mouvement séparatiste populaire.

Les types d’armes observées en Crimée,  souvent utilisées comme « preuve » de l’intervention russe ont en fait des provenances diverses, mais qui n’impliquent pas nécessairement des livraisons effectuées par la Russie. En fait, la plupart des armes observées est explicable par la participation de groupes locaux à l’insurrection. Compte tenu du fait que de nombreuses armes étaient personnalisées et pourvues d’accessoires (en provenance des Etats-Unis) il est également vraisemblable que certaines armes aient été acquises sur le marché (même illégal) par des particuliers.

Groupes en Ukraine - Les petits hommes verts (Crimée)
Groupes en Ukraine – Les petits hommes verts (Crimée)

 

L’Est de l’Ukraine

L’annonce de la décision du 23 février 2014 d’abroger la loi sur les langues de 2012 par le nouveau parlement a déclenché la colère de la population russophone, qui était restée calme durant les événements de la Place Maïdan de Kiev. Les occupations de bâtiments publics et administrations locales dans l’est du pays se sont rapidement transformées en insurrection devant une répression brutale.

La réalité de « l’intervention de la Russie » en Ukraine reste très controversée et discutable. La similitude des équipements utilisés de part et d’autre entretient la confusion, que les services de renseignements occidentaux peinent à clarifier. La plupart des informations viennent de Pologne et du gouvernement ukrainien ou de ses partisans, générant des messages alarmistes et accroissant la tension Est-Ouest. Les chars de combat « russes » « observés » par l’OTAN en Ukraine semblent être illusoires, voire de la désinformation : la Russie, a opté pour une famille de chars basée sur le modèle du T-72, alors que l’Ukraine a poursuivi sur la lignée des T-64. Très semblables extérieurement, ils peuvent être aisément confondus. La confusion est accentuée par le fait que l’Ukraine a acquis en août 2014 des chars T-72 (à USD 8’500 un prix défiant toute concurrence), probablement à dessein afin de créer la confusion. Les allégations ukrainiennes sur la présence de chars russes en juin et juillet 2014, ont ainsi systématiquement pu être démenties.

Les photographies satellitaires présentées comme preuve par les Etats-Unis montrant une batterie d’artillerie mécanisée « russe » en Ukraine, ont été prises dans la zone d’opération du bataillon insurgé « Kalmius », qui dispose des mêmes équipements et en même quantité, obtenus par la défection d’une unité de l’armée ukrainienne. La coïncidence – à défaut de démontrer l’insuffisance des capacités de renseignement américaines et occidentales – devrait au minimum inciter à la retenue dans les accusations contre la Russie.

Les parachutistes russes capturés en Ukraine semblent être des combattants occasionnels qui mettent à profit leurs permissions pour aller participer aux combats – comme naguère les européens qui allaient participer aux combats dans les Balkans durant leurs congés. On ne trouve en effet aucune trace (ni par satellite, ni par d’autres sources de renseignement) d’unités de combat, d’unités logistiques, de transmissions et autres structures qui devraient apparaitre si la Russie était réellement engagée dans des opérations de combat.

Matériel ukrainien capturé par les rebelles russophones
Matériel ukrainien capturé par les rebelles russophones

La vraisemblance stratégique de l’ « intervention » russe est très discutable. La Russie a démontré dans les diverses crises récentes une attitude plus mesurée et plus constructive que les pays occidentaux qui semblent trouver dans l’intervention militaire et les frappes aériennes les remèdes aux maux sécuritaires. L’ “intervention” montrée du doigt par les Occidentaux semble contradictoire par rapport aux solutions apportées par la diplomatie russe récemment et n’apparaît pas comme le résultat d’une planification.

Il est cependant évident que la situation de la minorité russophone en Ukraine a ému l’opinion publique russe et qu’à ce titre, le Président Poutine ne peut simplement ignorer la situation. Le déploiement de troupes russes pour des exercices le long de la frontière ukrainienne est ainsi la réponse donnée par le gouvernement russe aux attentes de sa population, mais ne constitue certainement pas la manifestation d’une intention d’intervenir militairement en Ukraine.

Separatisme
Novorossiya – Mouvements séparatistes russophones en Ukraine (2014)

La population russe en Ukraine – comme en Russie – reste farouchement nationaliste. Les milices se multiplient, de manière souvent désordonnée – en particulier dans les villes. Elles sont souvent appuyées par des groupes armés ultranationalistes bien équipés et motivés – à défaut d’être formés de manière adéquate, et qui s’expriment par la brutalité, au mépris du Droit de la Guerre. Certains groupes armés sont issus de gangs criminels ou fonctionnent comme tels, sous le couvert du nationalisme, contribuant à la confusion.

Les nationalistes russophones sont appuyés par des groupes de volontaires étrangers – souvent peu nombreux – en provenance de Russie, Pologne, République Tchèque, Bulgarie, et Serbie – sans mentionner un certains nombre d’Occidentaux. Paradoxalement, ces groupes disparates sont souvent ultranationalistes (comme le groupe Unité Nationale Russe (RNE) originaire de Russie) et souvent associés à l’extrême-droite, alors que le discours des séparatistes russophones s’articule autour de la lutte conre le “fascisme”.

Dès le mois de juin 2014, les forces séparatistes tentent d’imposer une discipline au sein des divers groupes disparates engagés à leurs côtés, qui profitent des actions militaires pour s’adonner au pillage et commettre des crimes.

Le 18 juin 2014 est recréé un Comité de la Sécurité d’Etat (KGB) qui comprend un Département pour la Lutte contre les Espions et Saboteurs (SMERSH), dirigé par Vladimir Gromov.

A la fin août 2014, l’Etat-Major Général de la République de Donetsk a décidé de réorganiser les forces séparatistes en trois brigades et d’abandonner les actions par de petits groupes indépendants.

Situation de la rébellion russophone en Ukraine (fin octobre 2014)
Situation de la rébellion russophone en Ukraine (fin octobre 2014)

 

Forces Novorossiya 1
Articulation des Forces Unifiées de la Nouvelle Russie (dès 16 septembre 2014)

 

Forces Novorossiya 2c
Forces de l’ex-Milice Populaire du Donbass

 

Forces Novorossiya 3c
Forces de l’ex-Armée Interarmes du Sud-Est

 

Principaux groupes armés en Ukraine

Groupes nationalistes et ultranationalistes ukrainiens

b)      Groupes séparatistes et sécessionnistes

  • République Populaire de Donetsk
  • République Populaire de Luhansk
  • République Populaire d’Odessa

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Bataillon ZARYA

Bataillon Zarya

Bataillon ZARYA

(Ukraine/Nouvelle Russie) (Батальон «Заря») (« Aube ») Groupe armé russophone composé de miliciens dépendant de l’Armée Interarmes du Sud-Est, de la  Milice Populaire de Lougansk et a son quartier-général dans le bâtiment de l’office régional de recrutement à Lougansk. Il a été formé le 5 mai 2014 en l’honneur du Club de Football de Lougansk, et son drapeau a été consacré selon la tradition orthodoxe le 29 mai. Il est commandé par le major Igor Venediktovich Plotnitsky (jusqu’à sa nomination au poste de Ministre de la Défense de la République de Lougansk, le 21 mai 2014), puis par Andreï Patruchev.

Ses combattants sont âgés de 18 à 59 ans et sont majoritairement originaires de Lougansk. Il comprendrait également quelque 10% de volontaires provenant de Russie. Ses tâches principales sont la reconnaissance, le déminage et les actions offensives. Il est équipé de mortiers de 120 mm M-43. Le 2 juin 2014, le bataillon se serait emparé du centre d’écoute électronique ukrainien de Lougansk.

 

Brigade Mécanisée PRIZRAK

Brigade Mécanisée PRIZRAK

(Ukraine/Nouvelle Russie) (Механизированная Bригада «Призрак»)(« Fantôme ») Groupe armé de la Milice Populaire de Lougansk apparu en avril 2014, puis basé successivement à Roubejnoïe, Severodonetsk, puis Lisychansk jusqu’à la fin juillet 2014. Initialement de la taille d’un bataillon, elle est promue au rang de brigade en octobre 2014. Ses effectifs se montent alors à quelque 2’000 hommes, dirigés par le Colonel Alexei B. Mozgovoi. Déployée entre Lougansk et Gorlovka, la Brigade Mécanisée Prizrak est équipée de matériel lourd capturé aux forces ukrainiennes. Son articulation est la suivante :

  • 1 compagnie de chars (10x T-64BM)
  • 3 compagnies d’infanterie mécanisée (env. 50 BMP-2, BTR-70/80, MT-LB, BRDM)
  • 1 batterie de lance fusées-multiple (10 BM-21 GRAD)
  • 2 batteries d’artillerie tractée (env. 30 obusiers de 122 m D-30)
  • 1 élément de défense antiaérienne (canons bitubes de 23 mm ZU-23/2)

Nouveau logo de la Brigade Mécanisée PRIZRAK
Nouveau logo

Ancien logo du battaillon PRIZRAK
Ancien logo

Insigne d’épaule de la Brigade Mécanisée PRIZRAK
Insigne d’épaule de la brigade

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