Cellules Communistes Combattantes (CCC)

Cellules Communistes Combattantes (CCC)(Belgique) Mouvement terroriste d’extrême-gauche, actif entre octobre 1984 et décembre 1985, caractérisé par la violence de ses actions. Il était dirigé par Pierre Carette, et collaborait avec ► Action Directe (AD), dont certain estiment qu’il était le bras armé en Belgique, et la ► Rote Armee Fraktion (RAF).

De petites dimensions, mais très bien organisé, ses objectifs étaient analogues à ceux d’AD et de la RAF. Il se déclarait en lutte contre l’impérialisme et réclamait l’établissement d’une nouvelle Internationale communiste. L’un des moyens d’y parvenir était de combattre l’OTAN par la guérilla. A cet effet les CCC avaient défini trois types d’objectifs :

  • L’OTAN et ses installations
  • Les organes de conduite politique des Etats et leurs partis politiques
  • L’industrie de l’armement

Les CCC se manifestent violemment dès le 2 octobre 1984 et mènent une série d’attentats contre des firmes engagées dans la production d’armement. Mais l’opération la plus marquante des CCC est l’attaque simultanée de cinq installations du Central Europe Pipeline System (CEPS) de l’OTAN, le 11 décembre 1984. Outre la performance organisationnelle, la précision des attaques contre des emplacements classifiés suggère rapidement des contacts avec les services de renseignement est-allemands(1).

En janvier 1985, les CCC annoncent une pause dans leur action jusqu’au 30 mars 1985, afin de préparer la phase suivante de leur lutte :

  • Attaques contre des individus ayant servi dans la SS allemande durant la seconde guerre mondiale,
  • Attaques contre la police,
  • Attaques contre des représentants des grands groupes économiques.

Du 30 avril au 5 novembre 1985 se suivent des attentats contre des banques, entreprises et administrations belges. Le 11 décembre, le chef présumé des CCC, Pierre Carette est arrêté. Le reste du mouvement sera progressivement démantelé au cours de l’année 1986.

(1)Le plan du CEPS avait été copié par un collaborateur du ministère de la Défense ouest-allemand, Lothar Lutze, puis transmis aux services est-allemands. Lutze a été condamné en 1979 pour espionnage (Le Point, 04.02.1985)