Chine

En Chine, le terrorisme islamiste s’est principalement développé dans l’Est du pays dans la région du Xinjiang. Les liens entre les mouvements indépendantistes et islamistes sont substantiels et la coopération avec les autres pays du Caucase semble être importante. Afin d’avoir les coudées franches dans sa lutte contre le terrorisme, la Chine affirme que le terrorisme Ouighour est lié au réseau ► Al-Qaïda. Le terrorisme Ouighour utilise également la technique de l’attentat-suicide. En mars 2002, 108 personnes ont été tuées par une série d’attentats-suicide dans la ville de Shijiazhuang.

Principaux mouvements terroristes du Xinjiang :

Situation au Tibet

L’attribution des Jeux Olympiques de 2008 à la Chine a donné l’occasion aux Tibétains de rappelé au monde leur lutte contre le gouvernement central de Beijing. Depuis les années 50, le Tibet est une région instrumentalisée par les Occidentaux dans le cadre d’une guerre froide avec la Chine. En fait, dès 1956, la Central Intelligence Agency (CIA) américaine soutient des mouvements insurgés au Tibet, et établit le « Camp Hale », un camp d’entraînement clandestin situé à Leadville, dans le Colorado, qui forme des guérilleros tibétains. Cette initiative conduit à la dramatique tentative d’insurrection de 1959, qui provoque l’exode de plusieurs dizaines de milliers de Tibétains, dont le Dalaï Lama.

Camp Hale restera en activité jusqu’en 1966. La CIA change alors de stratégie et décide de soutenir l’insurrection au Tibet même. Est alors créée la Chushi Gangdruk (Armée de Guérilla Tibétaine), centrée sur l’ethnie Khamba et qui opère sur le territoire chinois à partir de sanctuaires situés à Gantok (Sikkim, en Inde) et à Mustang au Népal, et où des experts américains et indiens forment les insurgés aux techniques de sabotage et de guérilla.

Le rapprochement entre les USA et la Chine, engagé par le président Nixon, met fin au caractère « officiel » du soutien américain aux mouvements rebelles tibétains, mais pas au soutien lui-même. La tentative de soulèvement d’octobre 1987 au Tibet semble avoir été largement soutenue par la CIA et provoquera une répression qui durera jusqu’en 1993.

En mars 2008, la soudaineté et la coordination des événements au Tibet, ainsi que la surprise du gouvernement chinois — qui infiltre les groupes nationalistes ­suggèrent que le mouvement insurrectionnel a été organisé et coordonné de l’extérieur du pays. Plusieurs sources concordantes indiquent qu’un soutien américain n’est pas étranger à ces violences.