Combat 18 (C18)

Combat 18 (C18)(Grande-Bretagne) Mouvement radical d’extrême-droite, visant « l’expulsion des minorités Grande-Bretagne ». Le nom du mouvement évoque le nom d’Adolf Hitler (A et H, respectivement première et huitième lettre de l’alphabet). Il compte quelques 150 membres en Angleterre. Il est dirigé par Christian Worch.

Ses objectifs sont clairement exprimés : « 1) Refouler tous les non-blancs vers l’Afrique, l’Asie et l’Arabie ; 2) Abattre l’IRA et tous ceux qui tuent des militaires et des civils britanniques ; 3) Exécuter tous les homosexuels ; 4) Exécuter tous les « mélangeurs » de races ; 5) Expulser tous les juifs des gouvernements, des médias, des arts. »

En 1992, le succès du British National Party (BNP) stimule le développement des mouvements d’extrême-droite et provoque la création du groupe Combat 18 (ou C18), dans le quartier de Bermondsey à Londres. Il se manifeste rapidement par des actions violentes de rue et la projection de cocktails Molotov contre des commerces d’extrême-gauche. Durant quelque temps, le C18 se comporte comme l’organisation de front du BNP. Mais, le succès de ce dernier aux élections municipales de Londres l’oblige à prendre ses distances du C18. Il en résulte une lutte d’influence souvent violente, entre les deux groupes.

En 1992, le C18 profite d’un concert de « Blood and Honour » pour tenter de se faire connaître par le biais de la musique. Après la mort du fondateur de « Blood and Honour » dans un accident de voiture, le C18 se trouve dans une position dominante parmi les mouvements d’extrême-droite britannique. En 1994, le C18 crée la firme ISD Records, qui produit 20 CD en trois ans.

En 1997, le C18, dirigé par ► Paul David « Charlie » Sargent, s’engage dans l’action directe. Trois activistes danois du C-18 à Malmti (Suède) sont arrêtés après avoir envoyé des lettres-piégées à plusieurs personnalités à Londres, parmi lesquelles la nageuse olympique Sharon Davies, qui entretenait une relation avec l’athlète noir Derek Redmond. Ils préparaient également un attentat contre la ministre suédoise de la Justice Laila Freivalds.

En avril 1999, un activiste de C18, David Copeland déclenche une campagne d’attentats à la bombe, dirigée contre les communautés noires, asiatiques et homosexuelles à Londres. Le 17 avril, une bombe explose à Brixton, et une autre une semaine plus tard, le 23 avril, à Brick Lane, East London. Le 30 avril, une troisième bombe tue trois personnes et en blesse une centaine dans le pub « The Admiral Duncan » à Soho. La police britannique arrête 15 membres du C18, parmi lesquels deux militaires d’une unité d’élite britannique.

Les attentats sont tout d’abord attribués à un groupe dissident du C18, les Loups Blancs (White Wolves) dirigés par Del O’Connor.

En juin 2000, à la veille des match de l’Euro 2000, trois militants du C18 sont identifiés en Belgique et refoulés vers la Grande-Bretagne(1).

Peu avant sa tentative d’assassinat contre le Président Jacques Chirac, le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie avait transmis des indices par courriel au C18 annonçant son acte.

Combat 18 est présent en Allemagne, Bélarus, Belgique, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Suisse et Ukraine.

Corrélats : terrorisme à cause unique, terrorisme religieux

(1)La presse a mentionné les noms de Paul Parish (32), Paul Holiday (37), Nicholas Marsh (34) et Milton Keynes, plusieurs fois condamnés pour divers actes de violence.