Cuba

Cuba est sur la liste américaine des pays parrainant le terrorisme international. Dès le début des années 60, Cuba a eu une politique active d’aide au terrorisme marxiste. Outre le terrorisme et les mouvements de libération latino-américains, Cuba a également appuyé le terrorisme européen, dont 1’ETA basque et divers mouvements palestiniens. Cette aide a cependant diminué dès le début des années 80, pour disparaître avec la fm de la guerre froide. En effet, lors de la guerre froide, Cuba recevait une aide économique substantielle de l’URSS afin de résister à l’embargo imposé par les Etats-Unis. Au contraire, dès la fm de la guerre froide, Cuba a tenté de se rapprocher de l’Occident et s’est fréquemment proposé comme intermédiaire pour des négociations avec des mouvements terroristes.

Avec la chute du communisme en Europe, et avec elle, la fin de l’aide économique et financière de l’Union Soviétique, Cuba — toujours sous embargo américain (!) ­se trouve dans un marasme économique qui ne lui permet plus de soutenir activement le terrorisme international.

En janvier 1966, Cuba a organisé la Conférence Tricontinentale, qui a rassemblé quelque 500 délégués et 83 mouvements radicaux et terroristes venant du monde entier. Cuba mettait à disposition des mouvements terroristes des camps d’entraînement.

Cuba_Camps d'entrainement pour terroristes a Cuba (1970-90)

Jusqu’au milieu des années 80, des mouvements tels que l’ ► Euskadi Ta Askatasuna (ETA) basque, Armée Nationale de Libération (ELN) colombienne, le ► Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) péruvien, le ► Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et l’ ► Irish Republican Army (IRA) irlandaise ont été formés dans plusieurs camps d’entrainement de la Direcciôn General de Inteligencia (DGI). Le plus connu est le camp « Punto Cero » – également connu sous les appellations de Punto de Entrenamiento de Tropas Irregulares (PETI), situé à Brisas del Mar, près de Guanabo, et base de l’unité spéciale 20270.

Outre les aspects émotionnels, qui expliquent — à défaut de justifier — la présence de Cuba sur la liste des pays parrainant le terrorisme, il y a la présence à la Havane d’une représentation « officielle » des ► Forces Armées Révolutionnaire de Colombie (FARC) et de l’ ► Armée Nationale de Libération (ELN) colombienne, ainsi que le fait que les mouvements des diplomates libyens restent libre à Cuba.

En fait, récemment, Fidel Castro a largement utilisé son influence pour encourager la cessation d’hostilités au Guatemala et en Colombie. Il a notamment servi d’intermédiaire utile lors de la prise d’otages de l’ambassade du Japon à Lima, en décembre 1996 par le ► Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA).

Mouvements anticastristes

Cuba est l’objet de nombreuses manoeuvres de mouvements anticastristes basés au Etats-Unis et actifs depuis les années 60. L’action de ces mouvements est difficile à évaluer. Outre un entraînement militaire et une rhétorique guerrière, ces mouvements ne semblent pas avoir les capacités de mener un réel combat insurrectionnel sur l’île de Cuba. Ces mouvements ont toujours bénéficié d’une certaine bienveillance de la part du gouvernement américain, qui a cependant tenté de limiter leurs entreprises militaires.

► Alpha 66
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Brigade 2506
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Comando F-4
► Coordinación de Organizaciones Revolucionarias Unidas (CORU)

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Omega-7

En dépit des affirmations du gouvernement cubain, il est difficile de distinguer les activités politique des activités criminelles des groupes anticastristes. Les trafics de toutes sortes qui se déroulent entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis semblent être liés à certains groupes d’exilés cubains, qui cachent leurs activités derrière la légitimité du combat nationaliste., tandis que le gouvernement cubain tend à les traiter comme des « terroristes ».