Djihad Islamique

Autres appellations :
Mouvement du Djihad Islamique (Harakat al-Djihad al-Islamiyi)

(Liban) (al-Djihad al-Islami) Mouvement islamiste chiite fondamentaliste apparu à la fin des années 70 au Liban. Sa véritable nature reste mal cernée : il fédère — sans rassembler dans une structure rigide — une série hétéroclite de groupes islamistes On y trouve des dissidents palestiniens d’Abou Moussa, des membres de la ► Sa’ïqa, des chiites libanais d’ ► Amal Islamique et de la milice ► Amal, du groupe ► al-Dawa et, depuis le 16 janvier 1985, l’ ► Armée Secrète Arménienne de Libération de l’Arménie (ASALA). Au début des années 80, un certain nombre de ses éléments ont intégré le ► Hezbollah.

Cette mixité de combattants et les nombreux transferts entre groupes armés lors de la lutte contre l’invasion israélienne de 1982 ont eu pour conséquence que la paternité de nombreux attentats durant cette période n’a jamais pu être établie avec certitude. Ce doute a permis d’attribuer un certain nombre des attentats les plus visibles au ► Hezbollah, sans que ces accusations n’aient pu être confirmées (ou infirmées).

Le nom du Djihad Islamique apparaît pour la première fois après les attentats contre l’ambassade américaine de Beyrouth (18 avril 1983). On lui attribue de nombreux attentats spectaculaires, comme les attentats contre le quartier-général des US Marines et celui des forces françaises (« Drakkar ») à Beyrouth (23 octobre 1983). Il commet également l’attaque-suicide contre le quartier-général des forces israéliennes à Tyr (4 novembre 1983). Il est également à l’origine de la série de prises d’otages occidentaux au début des années 80 au Liban.

Sa structure de conduite est toujours restée quelque peu mystérieuse. Comme chef, on a souvent évoqué – sans pouvoir le démontrer – le Dr Aïman al-Zaouahiri (considéré comme le stratège du réseau « ► Al-Qaïda ») ou Imad Mougnieh (qui deviendra plus tard chef des services de sécurité du ► Hezbollah). Son quartier-général serait situé à Douris (Liban).