Ecoterrorisme

Le terme « écoterrorisme », qui associe les mots « écologiste » et « terrorisme » est souvent galvaudé. Ecologiste et terrorisme peuvent être associés de deux manières :

  • L’usage de la terreur pour véhiculer un message écologiste. C’est une forme de terrorisme pratiquée essentiellement dans les pays anglo-saxons, dont l’exemple le plus connu est le ► Front de Libération des Animaux. Ce type de terrorisme est apparenté au ► terrorisme à cause unique.
  • La menace d’une dégradation de l’environnement pour véhiculer un message de nature politique, crapuleux et autre. Depuis la fin des années 90, cette forme de terrorisme — également appelée « terrorisme social » — s’est particulièrement développée en France dans le cadre de quelques conflits sociaux :
    – conflits sociaux de Metaleurop (pollution de rivière au moyen de chlore, nitrates et acides),
    – Daewoo en Meurthe-et-Moselle (janvier 2003) — Menace de polluer la Meuse avec des produits chimiques (acide fluorhydrique, acide sulfamique, acide nitrique, laque, acétone, xylène).
    – Cellatex (été 2000) — Menace de pollution de la Meuse à l’acide sulfurique et de faire sauter l’usine (le première menace a été menée à exécution, pas la seconde)
    – Brasserie Adelshoffen, près de Strasbourg
    – Usine Moulinex, à Cornelles-le-Royal (Calvados)
    – A&R Carton (Soissons)

Assez curieusement, cette dernière forme de terrorisme ne suscite pas une très forte réprobation dans la population. L’action violente pour la résolution des conflits sociaux ne rencontre qu’une opposition modérée, car la finalité de l’action semble justifier les méthodes utilisées. En fait, cette manière d’envisager l’action terroriste par ses auteurs est parfaitement identique à celle rencontrée dans d’autres contextes (religieux, politiques, nationalistes, etc.) ou pour le 11 septembre 2001.