Ethiopie

Après le renversement de l’Empereur Hailé Sélassié, en septembre 1974, est installé un gouvernement militaire (« Dergue »), d’obédience marxiste. Mais rapidement la junte perd son soutien populaire. L’opposition se regroupe autour de mouvements à caractère ethnique et régional. Dès 1977, le Dergue, sous la conduite de Mengistu Hailemariam s’engage dans une politique de répression, connue sous le non de « terreur rouge ». Cette politique conduira à l’intervention des troupes somaliennes. L’impopularité du gouvernement encouragera l’opposition et conduira à la chute du Dergue en 1991 :

  • Tigray People’s Liberation Front (TPLF) ou Woyane, apparu en février 1975 et issu de la Tigrayan National Organization (TNO), une organisation essentiellement basée dans les villes du Nord du pays.
  • Oromo Liberation Front (OLF) et son bras armé l’Oromo Liberation Army (OLA).
  • Ogaden National Liberation front (ONLF) (Jabhadda Waddaniga Xoreynta Ogaadeenya — JWXO), issu du Western Somali Liberation Front (WSLF) il est créé en 1984 par Sheikh Ibrahim Abdalla Mah. Composé de Somalis résidant en Ethiopie, il revendique le droit à l’auto-détermination des Somali en Ogaden.
  • Ethiopian People’s Revolutionary Party (EPRP) (Yethiopia Hizbawi Abyotawi Party – IHAPA), créé au début avril 1972. Au début de la guerre civile, il reste clandestin et ne manifeste son existence qu’en août 1975.
  • Ethiopian Democratic Union (EDU), dirigée par le prince Mengesha (beau-fils de l’Empereur)
  • Itahaad al-Islamia