Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC)

Autres appellations :
Forces armées révolutionnaires de Colombie,
Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejército del Pueblo, FARC-EP), Commission nationale des finances (Comisién Nacional de Finanzas) et Coordinadora Nacional Guerrillera Simon Bolivar (CNGSB)

Autres appellations US:
FARC
Revolutionary Armed Forces of Colombia (FARC)
Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia

Forces Armees Revolutionnaires de Colombie (FARC)(Colombie) (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia) Mouvement révolutionnaire de tendance marxiste, créé en 1966, comme la branche armée du Parti Communiste Colombien. Son objectif est de renverser le gouvernement. Elles sont dirigées par Pedro Antonio Marin, alias Manuel Marulanda Velez (alias Tirofijo).

Lors de sa septième conférence interne, en mai 1982, les FARC deviennent les FARC-EP (Ejercito del Pueblo — Armée du Peuple). En 1983, elles acceptent de négocier l’offre d’amnistie du gouvernement avec un cessez-le-feu partiel, qui est formalisé le 24 mars 1984.(1) Ceci conduit les FARC à tenter la voie politique en 1985 et à former l’Union Patriotique (UP) avec d’autres groupes de gauche en vue des élections de 1986. En mars 1986, la trêve est reconduite mais en l’absence de garantie du gouvernement pour la sécurité des candidats de l’UP, les FARC reviennent à une politique d’insurrection totale dès la fin 1987.

En septembre 1987, sous l’impulsion du M-19, est créée la Coordination Nationale de Guérilla Simon Bolivar (CNGSB), qui rassemble alors le ► Mouvement du 19 Avril (M-19), l’ ► Armée de Libération Nationale (ELN), l’ ► Armée Populaire de Libération (EPL) et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Mais la CNGSB s’essouffle rapidement. Le M-19 passe dans la légalité en 1989, tandis qu’une partie de l’EPL profite d’une offre d’amnistie du gouvernement.

Forces Armees Revolutionnaires de Colombie (FARC)_Zone operationnelle des FARC (2007)

Forces Armees Revolutionnaires de Colombie (FARC)_Deploiement des Blocs des FARC (2003)

L’ELN et l’ELP s’engagent alors dans une guerre totale contre l’Etat, alors que les FARC conservent la porte ouverte à un dialogue, tout en poursuivant la lutte armée. Elles s’attaquent principalement à des objectifs gouvernementaux et des forces de l’ordre, ainsi qu’aux intérêts américains en Colombie. Leur zone opérationnelle s’étend jusqu’au Panama, au Venezuela et à l’Equateur.

Le 31 octobre 2001, les FARC ont été portées sur la liste de l’Executive Order 13224 du président américain George W. Bush.(2) La requête du Président Andres Pastrana, adressée le 3 mai 2002 à l’Union Européenne d’inclure les FARC-EP sur sa liste des mouvements terroristes, ne sera pas réalisée à l’initiative de la France et de la Suède.

Le 7 novembre 1998, afin de donner une impulsion à un processus de paix — qui débutera réellement le 7 janvier 1999 — et de démilitarisation de la Colombie, le gouvernement Andres Pastrana accorde une « zone de détente » ou « zone démilitarisée »(3) au centre du pays à cheval entre les départements du Meta et de la Caquetà. Toutefois, avec une superficie de quelque 42 000 km2 (soit la superficie de la Suisse), cette zone de détente devient rapidement un sanctuaire pour diverses factions des FARC. Relativement impopulaire en Colombie, cette « zone de détente » devient rapidement un « Etat dans l’Etat » avec un accroissement de la culture de coca, et la présence de quelque 25 pistes d’atterrissage clandestines. Le 9 janvier 2002, le président Pastrana, dans un appel télévisé, lance un ultimatum à la guérilla pour évacuer la zone de détente avant le 14 janvier 2002, après une tentative de médiation avec les Nations Unies.

Les négociations avec les FARC sont rompues le 20 février et, le 21 février, afin de reprendre le contrôle de la situation, le gouvernement décide de « reprendre » la zone de détente (Opération « Thanatos »). L’offensive déclenchée au début 2002 par la guérilla, qui s’était pourtant engagée, le 20 janvier, à négocier un accord de cessez-le-feu dont la signature était prévue pour le 7 avril 2002. Le détournement par les FARC, le 20 février 2002, d’un avion des lignes intérieures colombiennes, contraint d’atterrir sur une route du sud, et la prise de deux passagers en otage, dont le sénateur Jorge Eduardo Gechem Turbay, président de la Commission de paix du sénat, a accéléré la décision du gouvernement.

Structures des FARC
Comme la plupart des guérillas marxistes, les FARC sont organisées, encadrées et commandées de manière militaire avec une structure territoriale. Ses combattants sont en uniforme et soldés comme dans une force armée régulière. On estime leurs effectifs à quelque 17 000 combattants.

La plus haute instance des FARC est le Secrétariat de l’Etat-Major Central, composé de sept membres :

  • ► Guillermo León Saenz Vargas (alias Alfonso Cano), Commandant en Chef des FARC
  • ► Milton de Jesús Toncel Redondo (alias Joaquin Gainez, alias Usuarriaga, alias Oro Churco, alias El Negro) (03.2008-), il serait responsable des finances dérivées du trafic des stupéfiants;
  • Jorge Enrique Briceilo Suárez (alias Mono Jojoy), Chef militaire des FARC et Commandant du Bloque Oriental. Il est réputé comme l’un des « faucons » du mouvement ;
  • Luciano Marin Arango (alias Ivan Márquez), idéologue politique et coordinateur des Bloc Caribe et Nord-Ouest(6) ;
  • Rodrigo Londoño Echeverri (alias Timoleôn Jiménez, alias Timochenko), qui serait le chef du renseignement des FARC;
  • Jorge Torres Victoria (alias Pablo Catatumbo);
  • Wilson Valderrama Cano  (alias Mauricio el Medico).

La structure opérationnelle des FARC est articulée en sept « Bloque » (Bloc), qui constituent chacun une entité stratégique à cheval sur plusieurs départements (zones administratives) : (8)

  • Bloc Oriental, dirigé par Victor Julio Suarez Rojas (alias Jorge Enrique Briceho Suarez, alias El Mono Jojoy) (2001), puis par Henry Castellanos Garzon (alias Romana). C’est le plus important bloc, il entoure la capitale Bogota et s’étend jusqu’à la frontière brésilienne. Ses effectifs estimés sont de 4 800 combattants (2008).
  • Bloc Sud, dirigé par Milton de Jesús Toncel Redondo (alias Joaquin Gómez, alias Usuarriaga, alias Oro Churco, alias El Negro), il s’étend au sud du pays et compte environ 1 386 combattants (2008)
  • Bloc Nord-Ouest, dirigé par Chef : Luciano Marin Arango (alias Iván Márquez), il s’étend au nord-est du pays et compte environ 1 965 combattants (2008).
  • Bloc Magdalena-Centre, dirigé par Félix Antonio Muñoz Lascarro (alias Pastor Alape) il s’étend au nord-est du pays et compte environ 610 combattants (2008).
  • Bloc Caribe, dirigé par Hermilo Cabrera Diaz (alias Bertulfo) il s’étend au nord-ouest du pays et compte environ 1000 combattants (2008). Son chef des finances ► Juvenal Ovidio Pineda Palmera (alias Simon Trinidad, alias Federico Bogota) a été arrêté par les forces de sécurité colombiennes le 2 janvier 2004.
  • Commandement Conjoint de l’Ouest, dirigé par Miller Munar Munar (alias Gustavo López) il s’étend à l’est de la capitale jusqu’à la côte et compte environ 490 combattants (2008).
  • Commandement Conjoint Central, dirigé par Guillermo León Saenz Vargas (alias Alfonso Cano) il s’étend autour de la capitale et compte environ 900 combattants (2008).

Les Blocs sont subdivisés en fronts (frentes), de taille variable, comprenant généralement 100-200 combattants.

Répartition des fronts dans les départements colombiens
Département, Numéro/Désignation du Front
Antioquia 4, 5, 9, 18, 24, 34, 36, 47, 57, 58,
Arauca 10, 45
Bolivar 24, 37, Front Antonio Naritio
Boyacá 11, 23, 28, 45, 52, 56
Caldas 47
Caqueta 2, 3, 14, 15, 32, 49, 60
Casanare 28, 38, 56
Cauca 6, 8, 60
César 20, 41
Choco 34, 57, 63
Côrdoba 5, 18, 58
Cundinamarca 22, 42, 51, 52, 53, 54, 55
Guainía 16
Guaviare 1, 7, 26, 44
Huila 13, 17 60, 61
La Guajira 59
Magdalena 19
Meta 7, 17, 26, 27, 31, 40, 42, 43, 44, 53
Naririo 2, 29, 53
Putumayo 2, 3, 13,29, 32, 48, 60, 61
Risaralda 50
Santander 12, 20, 23, 24, 33, 45, 46
Sucre 35
Tolima 21, 25
Valle del Cauca 30
Vaupés  1, 16
Vichada 16,39

Unités du Bloc Oriental (2008)
Numéro ou désignation du Front/de l’Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative, Effectifs
1(10), Guaviare (coca), 400
7(11), Meta (coca), 200
10(12), Arauca, 200
16(13), Vichada – Vaupés (coca), 300
22(14), Cundinamarca 120
26(15), Meta – Guaviare (coca), 130
27, Meta (coca), 200
28(16), Casanare, 120
31, Meta (coca), 120
38(17), Casanare, 100
39(18), Vichada, 120
40(19), Meta, 350
42 Cundinamarca (coca), 110
43(20), Meta (coca), 150
44(21), Meta – Guaviare (coca), 120
45(22), Arauca – Boyacá, 150
51(23), Cundinamarca, 80
52(24), Cundinamarca – Boyacá, 120
53(25), Meta, Cundinamarca – Nariño (coca), 120
54(26), Guavio, 50
55(27), Cundinamarca, Tolima, 70
56, Casanare, Boyacá, 80
Colonne Mobile JJR, Guaviare, 250
Colonne Alfonso Castellanos, Arauca – Boyacá – Casanare, 120
Compañia Fuerzas Especiales, Zone de détente, 80
Compañia Reinel Mendez, Zone de détente, 80
Compañia Esteban Ramirez, Zone de détente, 80
Compañia Manuela Beltran, Cundinamarca 50
Compañia Policarpa Salavarrieta, Cundinamarca, 50
Compañia Abelardo Romero, Cundinamarca, 40
Compañia Joaquin Ballén, Cundinamarca, 140
Compañia Che Gevara, Zone de détente, 120
Frente Antonio Nartho, Bolivar,50
Colonne Mobile Juan J. Rondon, Guaviare, 250
Forces Spéciales, Zone de détente, 80

Unités/Fronts opérationnels dans des zones de culture du pavot (pavot) et de coca (coca)

Unités du Bloc Sud
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
2, Nariño (Est), Caquetá (coca), 120
3, Caquetá (Nord-Ouest) (coca), 96
13, Huila (Centre) (coca), 150
14, Caquetá (Centre) (coca), 250
15, Caquetá (Sud-Ouest) (coca), 250
32, Putumayo (Ouest) – Caqueté (coca), 170
48, Putumayo – Nariño (coca), 120
49, Caquetá (Sud-Ouest) (coca), 70
61, Huila (Sud), 70
Colonne Mobile Teelilo Forero Caqueté, Huila 90

Unités/Fronts opérationnels dans des zones de culture du pavot (pavot) et de coca (coca)(28)

Commandement Conjoint de l’Ouest (2008)
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
6, Cauca, 130
8, Cauca (pavot), 80
29, Narino – Putumayo (coca), 50
30(29), Valle del Cauca (pavot), 50
60, Huila – Caquetá – Putumayo (coca), Cauca, 60
Colonne Mobile Jacobo Arenas Meta, Tolima, 120
Red Urbana Manuel C. Vargas, Cali (ville et environs), 50
Bloc Mobile Arturo Ruiz, Cali, ?

Unités/Fronts opérationnels dans des zones de culture du pavot (pavot) et de coca (coca)(30)

Unités du Bloc Nord-Ouest (2008)
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
5(31), Antioquia (Nord), Cordoba, 350

9(32), Antioquia, 160
18(33), Cordoba, Antioquia, 150
34(34), Antioquia, Choco, 250
36(35), Antioquia, 260
47(36), Caédas. Antioquia, 90
57, Antioquia (Nord), Choco, 250
58(37),Antioquia, Cordoba, 150
63, Choco, 150-200
Compañia Aurelio Rodriguez, Risaralda – Caldas, 110
Frente José Maria Cordoba, Zones urbaine Valle Aburra, 80
Frente Urbano Martin Caballero, Antioquia, 65

Unités du Bloc Caribe (2008)
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
19(38), Magdalena (pavot), 200

35(39), Sucre, 220
37(40), Bolivar, 250
41(41), Cesar (pavot), 180
59(42), La Guajira, 120
Red Urbana José Antequera(43), Barranquilla, 30

Unités du Bloc Magdalena-Centre (2008)
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
4, Antioquia (Nord), 100
11, Boyacá, 60
12, Santander (pavot), 90
20, Santander, Cesar (Sud), 60
23, Santander, Boyacá, 60
24, Santander – Bolivar – Antioquia, 80
33, Santander Nord, 70
46, Santander, 90

Unités/Fronts opérationnels dans des zones de culture du pavot (pavot) et de coca (coca)(44)

Commandement Conjoint Central (2008)
Front/Unité, Secteur opérationnel (Zone administrative), Effectifs
17, Huila (Est) (coca), 120
21, Tolima (pavot), 250
25, Tolima, 120
50, Risaralda, Quindio, 80
Compañia Joselo Lozada, Tolima, 150
Compañia Norte Tulio Varón, Tolima, ?
Frente Urbano Heroes de Marquetalia, Tolima, 90

Unités/Fronts opérationnels dans des zones de culture du pavot (pavot) et de coca (coca)(45)

Les FARC sont également connues pour utiliser les services de mercenaires étrangers (notamment d’Allemagne, Iran, Irak, Irlande du Nord, Israël, Nicaragua, Equateur, El Salvador et Venezuela). En outre, des liens avec l’ ► Irish Republican Army (IRA), l’ ► Euskadi Ta Askatasuna (ETA) ont été établis, tandis que des liens avec le ► Hezbollah, le ► Hamas et le ► Djihad Islamique sont évoqués, mais non documentés.

Depuis le 23 février 2002, les FARC-EP détiennent la candidate écologiste à la présidence de la République, Ingrid Betancourt. Les efforts de la communauté internationale — et de la France en particulier — pour la faire libérer ont été maladroits et n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Les acteurs impliqués dans les négociations (France, Suisse et Colombie) ont largement ignoré le caractère asymétrique de la stratégie des FARC, et ont ainsi significativement renforcé la position des FARC dans cette affaire.

La base est paysanne avec des cadres souvent issus des milieux universitaires. La participation féminine importante (environ 30%), y compris dans les fonctions dirigeantes. Il en est ainsi du Front 47, commandé par «N. N. » (alias Mariana Pàez) ou Nelly Avila Moreno (alias Karina)(46).

Forces Armees Revolutionnaires de Colombie (FARC)_Structure generique des FARC

Liens avec le narcotrafic et financement

On estime qu’entre 60 et 80% de la production colombienne de coca se situe dans les zones contrôlées par les FARC. En 1999, on estimait que les revenus des FARC provenant du trafic des stupéfiants atteignaient US$ 400 millions par an(47). A ceux-ci s’ajoutent les autres sources de revenu, telles que « l’impôt révolutionnaire » sur les grands propriétaires fonciers, les enlèvements contre rançon, l’extorsion, le vol, les « commissions » prélevées sur les activités administratives et les affaires locales.(48)

Les liens entre les FARC et les narcotrafiquants ont été relevés à de maintes reprises. En avril 2001, les forces années colombiennes ont lancé l’opération « Gato Nero » contre les sanctuaires des fronts 10 et 16(49) du Bloc Oriental, qui sont tous deux déployés le long de la frontière brésilienne, et ont pu — outre la destruction de nombreuses installations de traitement de stupéfiants — capturer (21 avril) le baron de la drogue brésilien Luiz Fernando Da Costa, alias « Fernandinho Beira Mar » (qui a ensuite été expulsé du territoire colombien). Ce dernier aurait reconnu collaborer avec la guérilla colombienne et fournir des armes en échange de cocaïne.(50) On estime qu’entre janvier et mars 2001, les deux fronts ont reçu quelque US$ 5 millions.(51)

Les FARC ont toujours nié leur implication dans le narcotrafic et ont tenté à plusieurs reprises de restaurer leur image. Au début 1999, elles ont annoncé la tenue d’une conférence afin de discuter les implications de l’industrie des narcotiques en Amérique du Sud.

Liens avec l’IRA irlandaise

Les liens entre les FARC et l’IRA ont été mis en évidence avec l’arrestation, le 11 août 2001 à Bogota, de trois irlandais (James Monaghan, Martin McCauley et Neil Connolly) voyageant avec de faux documents et avec des traces d’explosifs dans leurs effets personnels. Les FARC et l’IRA ont développé une collaboration en matière d’emploi des explosifs et pour la construction de mortiers improvisés (voir ► armes). Les contacts entre l’IRA et les FARC pourraient avoir eu pour intermédiaire l’ETA basque dès 1997. Ils pourraient avoir eu pour objectif de former les FARC à la lutte urbaine — qui s’est significativement développée en Colombie depuis l’année 2000 —, à l’emploi de bombes et voitures-piégées (environ 10% des attentats contre les forces de sécurité en 2002) et l’usage d’attentats à « double action », avec une explosion principale, puis une seconde explosion lors de l’arrivée des secours.

Une spécialité des FARC est le piégeage d’objets usuels, comme des ballons de football, bibles, cadavres humains ou des bicyclettes. Les attentats à la bicyclette-piégée sont fréquents et ont tué cinq personnes à Bogota le 25 décembre 2002, et un enfant de 8 ans, le 17 avril 2003, à Fortul (Arauca). Les FARC utilisent également des bombes télécommandées fixées sur des animaux. Le 20 juillet 2002, un cheval-bombe a blessé huit personnes à Guadalupe et le 10 septembre 2003, huit personnes ont trouvé la mort dans un tel attentat à Chita (Boyaca). Les deux charges fixées sur le dos de l’animal ont explosé par télécommande. L’attentat est attribué au 45e Front des FARC.

Corrélat : ► Organisations terroristes

(1)L’accord est signé par la Commission de Paix, Dialogue et Vérification, qui représente le gouvernement de Belisario Betancur (1982-1986), par les directions politique et militaire des FARC-EP, l’Autodefensa Obrera (ADO) et les détachements «Simón Bolivar » et «Antonio Narñio » de l’ ► Armée de Libération Nationale (ELN), puis, plus tard par le ► Mouvement du 19 Avril (M-19) et l’ ► Armée Populaire de Libération (EPL). (Source : FARC)
(2)L’Executive Order (décret présidentiel) 13224 du 23 septembre 2001, signé par le Président George W. Bush, a pour objectif le gel des avoirs d’individus et d’organisations politiques ou commerciales soupçonnées d’entretenir des liens avec le terrorisme international, dont Al-Qaïda. La liste des individus et organisations concernées est constamment remise à jour.
(3)« zona de despeje » ou « zona de distension »
(8)Source : Ministère de la Défense de la Colombie.
(10)Egalement connu sous le nom de Front « Armando Rios », il est dirigé par ► Gerardo Antonio Aguilar (alias Cesar) (2008).
(11)Egalement connu sous le nom de Front « Jacopo Prias Alape », il est dirigé par ► Carlos Julio Vargas Medina (alias Willington) (2008).
(12)Egalement connu sous le nom de Front Guadalupo Salcedo, il est dirigé par ► Gildardo (alias El Marrano) (2008).
(13)Egalement connu sous le nom de Front « Jose Antonio Paez », il est commandé par (alias ► Guillermo Gochomea) (2008)

(14)Egalement connu sous le nom de Front « Simon Bolivar ».
(15)Egalement connu sous le nom de Front « Hermogenes Maza ».
(16)Egalement connu sous le nom de Front « José Maria Cordoba », il a été dirigé par le Commandant en Chef des FARC, ► Pedro Antonio Marin (alias Tirofijo).
(17)Egalement connu sous le nom de Front « Ciro Trujillo Castano ».
(18)Egalement connu sous le nom de Front « Joaquin Ballen », il a été dirigé par un certain (alias ► Jacinto, alias El Danto) jusqu’à sa mort en 2003.
(19)Egalement connu sous le nom de Front « Jacopo Arenas ».
(20)Il est commandé par  Manuel Jesús Muñoz (alias Ivan Rios) (jusqu’à sa mort le 7 mars 2008).
(21)Egalement connu sous le nom de Front « Antonio Ricaurte ».
(22)Egalement connu sous le nom de Front « Atanasio Girardot ».
(23)Egalement connu sous le nom de Front « Jaime Pardo Leal ».
(24)Egalement connu sous le nom de Front « Juan de la Cruz ». Il est dirigé par ► Manuel Sierra (alias El Zarco) (également chef du Front 53).
(25)Egalement connu sous le nom de Front « Jose A. Anzoategui ». Il est dirigé par ► Manuel Sierra (alias El Zarco) (également chef du Front 52).
(26)Egalement connu sous le nom de Front « Angel Bonilla ». Selon certaines informations, ce front serait éteint.
(27)Egalement connu sous le nom de Front « Teofilo Forero ». Il opère dans les environs de la capitale et serait responsable des activités dans la ville de Bogota.
(28)El Narcotrafico : Una Amenaza para la Seguridad Nacional, Ministère de la Défense Nationale, République de Colombie, octobre 2000
(29)Egalement connu sous le nom de « Front José Antonio Paez ».
(30)El Narcotrafico : Una Amenaza para la Seguridad National, op.cit.
(31)Front également connu sous le nom d’« Antonio Nariño ». Commandé par ► Luis Carlos Durango (alias Jacobo Arango)
(32)Front également connu sous le nom d’« Atanasio Girardot ». Commandé par ► Ivan de Jesus Zuluaga Jimenez (alias Danilo)
(33)Front également connu sous le nom de « Cacique Coraya ». Commandé par ► Alfredo Alarcón Machado (alias Román Ruíz)
(34)Front également connu sous le nom d’« Alberto Rodriguez ». Commandé par ► Luis Oscar Usuga Restrepo (alias Isaías Trujillo ou José Salvador Galán)
(35)Front également connu sous le nom de « Jari Aldana Baquero ». Commandé par ► Hector Alfonso Villalobos Velásquez (alias Arnulfo Castellanos, « Tres Pelos » ou Gildardo Clavijo Buritica)
(36)Front également connu sous le nom de « Leonardo Posada Pedraza ». Commandé par ► Nelly Avila Moreno (alias Karina)
(37)Front également connu sous le nom de « Heroes y Martires de las Carias ». Commandé par ► Jhoverman Sánchez Arroyabe (alias Manteco)
(38)Commandé par ► Abelardo Caicedo Colorado (alias Solis Almeida)
(39)Commandé par ► Manuel Consuegra Perez  (alias Marie ou Manuel)
(40)Commandé par ► Gustavo Rueda Diaz (alias Martin Caballero)
(41)Commandé par ► Gilberto de Jestis Giraldo David (alias Aldemar Altamiranda)
(42)Commandé par « alias ► Leonardo Guerra » (nom réel inconnu)
(43)Commandé par ► José Jiménez  (alias El Negro Javier)
(44)El Narcotrafico : Una Amenaza para la Seguridad Nacional, op.cit.
(45)El Narcotrafico : Una Amenaza para la Seguridad National, op.cit.
(46)Les informations sont ici contradictoires. « Karina » a également été l’instigatrice d’un groupe révolutionnaire appelé « Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia ». Elle est secondée par ► Hernán Garcia Giraldo (alias Conrado de Jesús Gutiérrez Arias, alias Rebusque, alias Nodier ou Novier).
(47)En fait aucun chiffre réellement documenté n’existe. Les estimations varient entre US$ 100 millions et 1 milliard.
(48) Dr. Bruce Michael Bagley, « Trafic de drogue, violence politique, et politique des USA en Colombie dans les années 1990 », 5 janvier 2001, avec les sources suivantes : Semana, « Informe Especial: Los Negocios de las FARC » ; Revista Semana, Edicion 879, 8 mars 1999; Douglas Farah, « Drug Sales Change Colombia’s Power Balance » ; The Washington Post, 4 novembre 1999; Agencia EFE, «La guerrilla obtuvo $3.121 millones en ocho anos ». El Nuevo Herald, 12 mai 1999.
(49)Dirigé par ► Tomás Molina Caracas, alias « El Negro Acacio », inculpé de conspiration par les Etats-Unis pour l’enlèvement de Jerel Duane Shaffer et Earl Goen citoyens américains en 1997.
(50)Conférence de presse du ministre colombien de la Défense Luis Ramirez (25.04.2001)
(51)Associated Press (04.07.2001)