Frente de Libertação do Enclave de Cabinda (FLEC)

Frente de Libertacao do Enclave de Cabinda (FLEC)(Angola) (Front de Libération de l’Enclave de Cabinda) mouvement formé en 1963 pour l’indépendance de l’enclave de Cabinda (vue comme un territoire autonome). Il reste relativement inactif durant la guerre d’indépendance contre les Portugais. Reconstitué en 1984, il mène des opérations contre le MPLA, qui détient alors le pouvoir en Angola.

Le retrait du soutien zaïrois et des dissensions internes font éclater le-mouvement en cinq factions différentes. En 1983, le gouvernement angolais accorde une amnistie aux combattants du FLEC, puis, en février 1985, un accord cessez-le-feu est conclu. Actif sporadiquement et profondément divisé, le FLEC ne joue qu’un rôle marginal. En 1996, à Brazzaville les trois principales factions du mouvement tentent de s’unifier et de coordonner leur action contre le gouvernement angolais.

Ses trois principales factions sont :

  • FLEC-Forças Armadas Cabindesas (FLEC-FAC), dirigé par N’zita Henriques Tiago et Estanislau Miguel Boma, qui cumule les fonctions de « ministre de la Défense » et chef d’état-major (2003)
  • FLEC-Renovada (FLEC-R), dirigé par Antonio Bento Bembe (2003)
  • Frente Democratica de Cabinda (FDC)

Le 8 juin 2003, le FLEC-Renovada et le FLEC-FAC décident, à Paris, de joindre leurs forces et de former le FLEC-Plataforma afin de lutter plus efficacement contre le gouvernement angolais. Le FLEC-Plataforma, dirigé par Antonio Bento Bembe, crée une plateforme diplomatique et militaire commune.