Front Islamique du Djihad Armé (FIDA)

(Algérie) Bras armé du courant Djaz’ara (« algérianistes » du ► Front Islamique du Salut), créé à la fin 1993, par Mohamed Brahimi (alias Abou Hammam) et Abd en­Nour Kaddour. Mohammed Brahimi est abattu par les forces de sécurité en mai 1996 avec quinze membres du groupe, à Birmandreis. Abd en-Nour Kaddour, qui lui succède, est tué par les forces de police, le 18 mars 1997, lors d’une opération de ratissage dans le quartier d’El-Madania. Le FIDA est alors repris par Abdelkader Seddouki (alias Ahmed Abou El-Fida), qui sera abattu dans un accrochage avec les forces de sécurité algériennes à Bab El-Oued, le 25 mars 1997.

Emirs nationaux du FIDA
Tayeb el-Afghani — 11.1992
Abdelhak Layada (alias Abou Adlane) 11.1992 — 21.07.1993
Aïssa Benamar 23.07.1993 — 20.08.1993
Abdelwahab Lamara) 23.08.1993 — 12.1995
Mohammed Brahimi (alias Abou Houmam) 12.1995 — 05.05.1996
Mohammed Djebara (alias Abdelhakim) 05.1996 — 06.01.1997
Abdelkader Seddouki (alias Ahmed Abou El-Fida) 01.1997 — 25.03.1997
(alias Omar el-Fidaï) 30.03.1997 —10.1997

Le 29 mars 1997, un communiqué signé par lui-même, annonce la nomination au 30 mars d’ « Omar El-Fidaï » (alias), à la succession d’Abd el-Kader Seddouki(1). Le même communiqué annonce également la nomination, comme « officier religieux », de « Tarek » à la succession d’Abd en-Nour Kaddour.

Le FIDA s’est « spécialisé » dans l’exécution de personnalités du régime, les intellectuels et les journalistes. Il a été la cible d’opérations armées des (LIA, représentant la tendance « salafiste » de l’islamisme algérien (tenante d’un islam « universel » sans spécificité algérienne), et les affrontements entre les deux organisations ont été meurtriers, le GIA accusant le FIDA d’avoir été à l’origine de l’assassinat de Djamel Zitouni, émir national du GIA.

Le FIDA a également été au centre d’une opération de démantèlement de trafic d’arme entre la Suisse et l’Algérie, dans lequel aurait été impliqué le cousin de Mohammed Brahimi, Mustapha Brahimi. Ce dernier est le relais de la Djaz’ara en Suisse où il dirige notamment la publication « La Cause », son organe à l’étranger.(2) l’étranger.

Le 16 octobre 1997, le FIDA annonce son ralliement à la trêve décidée par l’Armée Islamique du Salut(3) et la cessation de toutes ses opérations sur le territoire national, national, et est considéré comme inactif depuis lors.

Bibliographie choisie : Julien Lariège, Islamistes algériens au coeur de l’Europe, Ellipses, Paris, 2005.

(1)AFP (30.03.1997)
(2)AFP (07.09.1996 et 08.09.1996)
(3)Reuter (16.10.1997)