Groupe Salafiste Combattant (GSC)

(Algérie) (Al-Jama’a es-Salafiyya el-Moukatila) Mouvement fondé par Akkeb Kadda (alias Qa’ab Abou el-Bara) en 1999(1). En février 2001, Kadda cède sa place à un émir « plus compétent que lui ». Est alors constitué un conseil consultatif (Majlis ech-Choura) qui nomme Yahia Djouadji (alias Abou Ammar) comme émir du mouvement. Ce dernier est éliminé par Akkeb Kadda qui forme alors le GSC.

Le GSC a été créé à Mascara à partir de la dissidence du Jound « el-Ousra » (« la famille ») de la Zone IV du GIA. La sécession du Jound « el-Ousra » semble être issue de la Katibat « es-Sunna », en 1997, alors dirigée par Driss Ouahadj (alias Abou Soumia), qui se distance ouvertement du GIA, dont il considère les pratiques contraires à la loi islamique. Les autres kataeb de la zone se joignent à lui. Son premier communiqué, en mars 1999, reprend la formule du GIA qui a rendu le mouvement célèbre : « Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation » en y ajoutant « ni pacte ».(2)

En 2003, le GSC est encore composé d’environ 80 combattants, dont la plupart sont en contact avec le GSPC de Hattab et collaborent avec lui. Il est actif dans le secteur Oran, Saïda, Mascara, Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès.

En mai 2007, le GSC annonce son allégeance à la Base du Djihad au Maghreb Islamique (Qaïdat al-Jihad fi ‘l-Maghreb al-Islami — QJMI), anciennement

► Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC).

Il comprend les phalanges suivantes :

  • Katibat « en-Nasr », dirigée par ► Bahri Djillali, puis depuis 1999 par ► Khaled Belhachemi (alias Oussama Abou Zoheir), qui ont fait dissidence du Groupe Islamique Armé (GIA), en janvier 2000, active dans le secteur de Saïda ;
  • Katibat « es-Sunna », active dans le secteur de Sidi-bel-Abbès; ► Youcef Boubertach (alias Abou Abderrahmane)
  • Katibat « eth-Thabet », active dans le secteur Mascara — Oran ;
  • Katibat « er-Redhouane », qui est essentiellement une katibah logistique.
  • Katibat « el-Forqane » (ou « el-Furqane »), active dans le secteur de Tlemcen.(3)

(1)Le texte fondateur du GSC est un communiqué intitulé « Rafê es-sitar ‘ah’ ma faraalou kilab en-nar » (« Lever de voile sur ce qu’ont fait les chiens de l’enfer »).
(2)Le Matin, «Enquête à Saïda », Mohamed Issami, 25.07.2002
(3)Les informations concernant ces kataeb sont souvent contradictoires. La présence d’une autre (?) Katibat « el-Forqane » est fréquemment mentionnée dans le cadre du ► Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC).