Groupe Sunnite pour la Prédication et le Djihad (GSPD)

Autres appellations :
Groupe Salafiste Pour le Djihad
Groupe Salafiste pour la Prédication et le Djihad

(Algérie) (al-Jama’a as-Sunnia li et-Tabligh wal-Djihad) Mouvement sunnite, créé à Médéa, en 1996, par Abdelkader Souane (alias « Abou Thoumama », alias « Hadj Belkacem »), ex-émir de la Katibat « er-Rabbania » du GIA, qui serait mort de maladie en juillet 2002. Initialement active au sud-ouest de Médéa, son centre de gravité s’est déplacé vers le nord du pays entre Cherchell et Tipasa. A la fin 2006, ses effectifs sont évalués à une vingtaine de combattants.(1)

Ses attaques sont essentiellement dirigées contre les corps constitués, les Groupes de Légitime Défense (GLD), les gardes communaux et les Patriotes, mais évite les civils… même si les « bavures » sont innombrables.

Le GSPD est organisé autour de trois phalanges :

  • Katibat « ech-Chakirine » (« de Ceux-qui-remercient »), dirigée par Abdelkader Souane lui-même, forte d’une soixantaine de combattants, qui opère dans le secteur de Derrag. Elle pratique l’attentat à la bombe artisanale.
  • Katibat « el-Wathiqine » (« des Confiants-en-Dieu »), dirigée par Nadhir (?), forte d’une vingtaine de combattants, elle est basée à Djebel Louh et opère jusqu’à Aïn Defla et la willaya de Chelf.
  • Katibat « el-Wathiqine » (« de la Résurrection »), qui est une partie de l’ancienne
    Katibah « el-Khadra » du GIA. Le 16 juillet 1996, cette katibat, alors conduite par Ali Benhadjar, élimine Djamel Zitouni, émir du GIA, dans une embuscade.Elle est basée à Médéa et dirigée par Mohammed Houti et était forte de 20-30 combattants.1 Dans un communiqué daté du 25 mai 2002, Houti annonce le passage de cette katibah vers le ► Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC).

Sa zone opérationnelle était initialement comprise entre Derrag, au Sud de Médéa, Tissemsilt, Tiaret, Relizane et `Aïn Defla. Depuis 2002, sa zone opérationnelle s’est déplacée vers Cherchell, au nord du pays. Sa stratégie d’action est basée sur un système d’alliances tribales qui lui donne un ancrage robuste auprès des populations locales, même si les impôts prélevés par le GSPD sont réputés élevés.

(1)L’autre partie de la Katibat « el-Khadra » est restée au GIA, pour devenir la Katibat « el­Wafa »