guérilla

(de l’espagnol: Guerrilla, petite guerre) Terme utilisé pour la première fois en Espagne lors de la résistance contre les troupes napoléoniennes. Souvent désignée « guerre du pauvre », elle utilise l’escarmouche et le harcèlement par de petites unités comme tactique de base. La condition essentielle de son succès est sa légitimation et son intégration dans la population.

La guérilla base son efficacité sur la recherche permanente de l’initiative avec comme objectif l’ « usure » de l’adversaire, plutôt que sa destruction. Il est ainsi possible, avec des effectifs très réduits de tenir en échec des forces considérablement plus importantes.

Méthode privilégiée des mouvements révolutionnaires marxistes durant les années 1960-90, la guérilla ne cherche pas seulement à atteindre des objectifs au niveau militaire, mais aussi et surtout sur le plan politique.

guerilla_Rapports de forces de quelques conflits de guerilla

Pour être efficace, la guérilla doit être parfaitement organisée et être capable ­entre ses opérations — de se fondre dans la population. Selon l’expression de Mao, la guérilla doit ainsi pouvoir être comme un « poisson dans l’eau » au sein de la population.

Fondamentalement, la guérilla utilise les mêmes tactiques que le terrorisme (embuscade, attentats, coups-de-main, etc.) et la distinction est parfois subtile. En général, la guérilla dispose d’une assise populaire plus importante que les groupes terroristes, elle s’inscrit dans un processus révolutionnaire plus élaboré et, souvent, limite ses actions à des objectifs militaires.