Hizb ut-Tahrir (HuT)

Hizb ut-Tahrir (HuT)

(Egypte) (Parti de la Libération Islamique) Parti fondamentaliste sunnite fondé en 1952 à Jérusalem, par le Cheikh Taqiuddine an-Nahbani (décédé en 1957), Assad Bayyoud al-Tamini et Abou Yousouf Cheikh Abdel Qadim Zalloum (décédé le 23 avril 2003). Il a pour objectifs la revitalisation de l’islam, mis en péril par l’influence occidentale et la domination des Etats mécréants (kufr) et veut une restauration du « califat islamique » sur l’ensemble du monde arabe (Dar al-Islam). Présent dans de nombreux pays arabes, il a été durement réprimé en Egypte après une tentative de coups d’Etat au milieu des années 70.

Il a développé une branche en Grande-Bretagne — où il est légal — dirigée par le Cheikh Omar Bakri Mohammed qui a ensuite fondé le mouvement ► al­-Mouhajiroun.

Le HuT est particulièrement actif sur les campus universitaires, fait l’apologie de la violence, prône le meurtre des Juifs et leur expulsion d’Israël. Dans un communiqué du 10 juillet 2003, le HuT déclare crime (haraam) pour un musulman le fait d’accepter une constitution imposée par un occupant non-croyant (kafir) en Irak.

En Allemagne, le HuT a organisé une manifestation en octobre 2001 avec le parti néo-nazi NPD, où les orateurs ont lancé des slogans anti-américains, ce qui a provoqué sa dissolution en janvier 2002 par le gouvernement allemand. Trois des kamikazes du 11 septembre étaient membres d’un groupe islamiste actif à l’université de Hambourg. Après l’organisation caritative palestinienne al-Aqsa et l’association « Kalifatsstaat » (Califat), c’est le troisième groupe islamiste interdit en Allemagne en application d’une nouvelle législation, adoptée après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Vingt-trois égyptiens et trois britanniques membres de ce groupe sont actuellement jugés devant un tribunal du Caire, en Egypte, car ils sont soupçonnés d’avoir fomenté un complot contre le gouvernement.

Le HuT a des cellules en Egypte, en Jordanie, au Koweït, en Palestine et est également présent en Russie où il a été placé sur sa liste des organisations terroristes le 14 février 2003. Depuis 1993, il est actif au Kirghizstan — où il est interdit et où il rassemblerait quelque 10 000 militants — et depuis 1995, il est actif en Ouzbékistan — où il est également interdit.

Dès 1962, le HuT a implanté une branche en Turquie, où son activité reste cependant modeste. Il est également implanté en Azerbaïdjan.