Irak

L’Irak figure sur la liste américaine des pays parrainant le terrorisme international. Biffé en 1982 par les Etats-Unis de la liste des Etats qui parrainent le terrorisme (à cette époque l’ennemi est l’Iran !), l’Irak a soutenu divers mouvements terroristes depuis de nombreuses années, entre autres, afin de les exploiter dans sa lutte contre son frère ennemi, la Syrie. L’expulsion du ► Fatah-CR en 1983 n’a pas empêché l’Irak de continuer à abriter des mouvements terroristes palestiniens, dont le ► Front de Libération de la Palestine (FLP) Faction Abou al-Abbas, le ► Front de Libération Arabe (FLA)avec ses ramifications européennes — ainsi que des mouvements terroristes et de résistance anti-iraniens, comme le ► Modjahedin-e-Khalq (MeK).

L’Irak a tissé des liens particuliers avec le Fatah-CR, l’un des groupes terroristes les plus meurtriers, parrainant la création de l’organisation en 1974 et lui accordant l’accueil sur son territoire, puis l’expulsant en 1983, pour conserver l’appui des Occidentaux dans le conflit avec l’Iran. Mais les liens subsistent et, une fois la guerre terminée, en 1988, Abou Nidal revient en Irak où il réside officiellement, tout en conservant son quartier-général en Libye.

En 1977, l’Irak a également parrainé la création du Front de Libération de la Palestine (FLP), divisé depuis le début des années 80 en trois factions, dont deux anti-OLP basées en Syrie et en Libye, et la faction Aboul Abbas favorable à la politique de l’OLP. Le FLP a collaboré de manière extensive avec l’ ► Organisation du 15 Mai, basée à Bagdad (au moins jusqu’en 1984), puis dissoute en 1986.

Les liens entre l’Irak et l’ ► Organisation de Libération de la Palestine (OLP) sont complexes et ont été un point marquant de la Guerre du Golfe. La guerre clandestine entre l’OLP et l’Irak, déclenchée en 1978, s’est apaisée à la fin des années 80, pour faire place à une collaboration opportuniste. Rejetée du Liban par la Syrie, déçue par ses résultats diplomatiques et poussée par ses tendances extrémistes, l’OLP n’avait guère d’autre solution que de se tourner vers l’Irak, qui se pose en champion de la lutte contre Israël.

Bien qu’ayant officiellement renoncé à l’usage du terrorisme en décembre 1988, l’OLP reste une organisation faîtière regroupant des mouvements terroristes actifs. En 1989-90, l’OLP renoue des relations étroites avec l’Irak, qui se traduisent par un déménagement du quartier-général de l’OLP de Tunis à Bagdad.

Le 12 août 1990, l’annonce de Saddam Hussein de coupler la question de l’occupation du Koweït et celle des territoires occupés par Israël ravive les espoirs des Palestiniens. Ceci explique en partie l’attitude pro-irakienne de la Jordanie et de l’OLP lors des réunions du conseil des ministres de la Ligue Arabe les 2 et 12 août 1990. Le rejet catégorique de ce couplage par les Occidentaux — et l’Iran — a failli être mis en péril par les tragiques événements du Mont du Temple à Jérusalem, le 8 octobre. Cependant, au fur et à mesure de l’évolution de la crise, l’OLP s’est trouvée de plus en plus isolée sur la scène internationale. Cette situation a été perçue par Salah Khalef (« Abou Iyad »), bras droit et chef du renseignement de Yasser Arafat, alors que ce dernier, sans doute prisonnier de l’enthousiasme dans les territoires occupés, ne pouvait plus réellement faire marche arrière. Les tensions au sein de l’OLP se sont ainsi accentuées. Ce que l’assassinat, le 14 janvier 1991, par des membres du Fatah-CR, de trois proches collaborateurs de Yasser Arafat (dont Abou Iyad) tendrait à confirmer. Significativement, le Soudan a libéré le 7 janvier 1991 cinq terroristes du Fatah­CR, qui avaient été précédemment condamnés à mort part la Haute Cour de Justice de Khartoum.

Le contrôle des activités spéciales et terroristes à l’étranger par l’Irak se partageait entre quatre services de renseignements et de sécurité : le Da’ïrat al-Moukhabarat al- ‘Amah (Département des Renseignements Généraux du parti Ba’as), l’Estikhbarat (Service de Renseignement Militaire), l’Amn al-Am (Service de Sécurité) et l’Amn al-Khas (Sécurité Spéciale). La conduite des activités terroristes incombait alors en premier lieu à l’Amn al-Khas, créé en 1985, comme de service de sécurité personnel de Saddam Hussein, en lieu et place de la Garde pré­sidentielle alors engagée dans des combats contre l’Iran(1). Conçu tout d’abord comme service de sécurité, puis comme service spécial, ce petit service était responsable de l’élimination de personnalités à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Par ses fonctions, l’Amn al-Khas était appelé à «gérer» les groupes terroristes stationnés ou basés en Irak(2).

Du 16 janvier à la fin mars 1991, 160 attentats terroristes anti-américains ont été enregistrés à travers le monde, n’occasionnant que peu de victimes. On observe alors que les cibles visées et les moyens engagés ne témoignent d’aucune coordination et d’aucune influence de Bagdad, mais semblent plutôt être le fait de groupes terroristes locaux(3). Il est en fait douteux que la stratégie irakienne ait inclus le terrorisme international, au-delà du soutien accordé à certains mouvements palestiniens.

Liens entre l’Irak et « Al-Qaïda »

En Irak, le parti Ba’as, originellement de tendance socialiste, se distance assez rapidement du socialisme en conservant la laïcité comme pilier du régime. Particulièrement après l’avènement du gouvernement islamique en Iran, les efforts du régime irakien visent à préserver la stabilité du pays. Compte tenu de l’importance de la population chiite, les pratiques religieuses trop ostensibles et prosélytes sont combattues vigoureusement. Particulièrement durant la guerre Iran-Irak, le risque de voir se développer un chiisme militant est soigneusement combattu par les autorités, malgré une étonnante loyauté des chiites envers le régime irakien. Dans les années qui suivent la guerre du golfe, le gouvernement irakien s’efforce de prévenir l’éclatement du pays. Constatant que la foi est plus forte que l’amour du régime, et qu’elle peut constituer un ciment plus efficace du pays, Saddam Hussein rapproche son régime de l’islam. Le Takbir (« Allah Akbar ») apparaît sur le drapeau national dès 1991, tandis que Saddam Hussein se fait davantage photographier durant la prière.

Mais il se garde bien d’utiliser l’arme du terrorisme qui pourrait se retourner contre son régime et lui ôter toute chance de voir levé l’embargo des Nations Unies. En février 2002, le New York Times relevait que l’Irak n’avait plus été impliqué dans le terrorisme depuis dix ans.(4) En 2002, la publication «A Decade of Defiance and Deception » de la Maison Blanche ne retient que les activités de l’Irak liées au terrorisme dans les années 70.(5)

Plus spécifiquement, s’agissant des liens avec « ► Al-Qaïda », le régime irakien est en désaccord fondamental avec les objectifs d’Oussama Ben Laden : « Oussama Ben Laden hait Saddam Hussein et le considère comme un infidèle. »(6)

Le journal américain USA Today devait rapporter : « Paul Anderson, porte-parole du sénateur Bob Graham (Démocrate — Floride), président de la Commission du Sénat pour le Renseignement, dit que le sénateur, qui avait accès à des rapports hautement classifiés, n’avait rien vu qui puisse connecter Al-Qaïda avec le régime de Saddam Hussein. »(7) En 2003, une personnalité du renseignement américain restée anonyme déclarait. « Personne ne pensait qu’il y avait des liens sérieux avec la dimension Al-Qaïda du [terrorisme] »(8) Cette remarque est corroborée par une déclaration du juge Jean-Louis Bruguière au Los Angeles Times : « Nous n’avons trouvé aucune preuve de liens entre l’Irak et Al-Qaïda, et nous travaillons sur 50 cas impliquant Al-Qaïda ou des cellules radicales islamiques. Je pense que s’il y avait de tels liens nous les aurions repérés. Mais nous n’avons trouvé aucune connexion de quelque nature. »(9)

Ces conclusions sont corroborées par le rapport Les allégations selon lesquelles l’Irak aurait aidé « Al-Qaïda » sont en parties alimentées par l’affirmation que Mohammed Atta, l’un des 19 auteurs du double attentat du 11 septembre 2001, aurait rencontré Khalil Ibrahim Samir al-Ahani, en avril 2001, consul et deuxième secrétaire de l’Ambassade d’Irak en Tchéquie, qui lui aurait remis de l’argent et des documents nécessaires à l’attentat.(10) Outre le fait que cette information ne provient que d’une seule source(11) — donc non confirmée — il semble qu’elle soit fabriquée de toutes pièces : ► Mohammed Atta se serait trouvé à Virginia Beach (Etats-Unis) au même moment.(12) Mais l’information est utilisée et ajoutée à un faisceau d’autres affirmations fallacieuses.

En appui de ces affirmations, le gouvernement américain évoque l’existence du centre de formation irakien de Salman Pak, désigné comme centre d’entraînement terroriste, notamment pour la formation des pirates de l’air. La première « information » sur ce centre aurait été donnée par Sabah Khodada, un ancien capitaine des forces de sécurité irakiennes, réfugié au Texas en mai 2001. Toutefois, une rapide analyse permettait alors de constater que ce camp avait toutes les caractéristiques d’un centre d’entraînement pour unités d’intervention de la police. Apparemment Sabah Khodada « payé » son billet d’entrée aux USA avec une déclaration «juteuse »… mais fausse.

En revanche, certains mouvements kurdes — soutenus et financés par les Etats-Unis — ont eu des contacts avec des cellules et/ou des émissaires djihadistes d’« Al­Qaïda » !

Mouvements terroristes résidents et soutenus par le régime de Saddam Hussein jusqu’au début des années 90

► Organisation Arabe du 15 Mai
► Front de Libération de la Palestine (FLP)
► Front de Libération Arabe (FLA)
► Parti des Travailleurs Kurdes (PKK/KADEK)

Mouvements en lutte contre le régime de Saddam Hussein

► Accord National Irakien (ANI)
► AI-Da’awah al-Islamiyya
► Congrès National Irakien (CNI)
► Conseil Suprême de la Révolution Islamique en Irak (CSRII)
► Front du Kurdistan Irakien
Front National de Libération de
l’Irak
Organisation Unie des Martyrs d’Halabja
► Parti Communiste Irakien (PCI)
► Parti Démocratique du Kurdistan (PDK)
Parti Socialiste du Kurdistan Unifié
► Union Patriotique du Kurdistan (UPK)
► 
Mouvement Islamique du Kurdistan Irakien (MIKI) (al-Harakah al-Islami fi Kurdistan al-Eiraq)
► Union Islamique du Kurdistan (UIK)
 (Al-Itihad al-Islamiya fi Kurdistan)

Situation en Irak après la fin des « combats majeurs »

Après la défaite des forces armées irakiennes, la fin 2003 voit la convergence de plusieurs évolutions :

  • la résistance irakienne s’organise et se donne une stratégie d’action ;
  • le dispositif sécuritaire coalisé s’étoffe chaque jour davantage grâce à une meilleure intégration des troupes nationales engagées et la montée en puissance des organes de sécurité irakiens ;
  • le renseignement américain commence à prendre pied dans le conflit : les réseaux d’informateurs sont constitués, le renseignement d’origine technique(13) est mieux intégré à la prise de décision tactique, tandis que les structures de renseignement sont mieux intégrées horizontalement au niveau de la coalition.

La résistance recentre alors son action et adopte une stratégie dite « indirecte », qui ne se concentre plus directement sur l’adversaire lui-même (les forces américaines et coalisées) mais sur des éléments périphériques. Difficile à la « vaincre » au plan militaire, on tente de « contourner » la Coalition et de l’isoler sur le terrain politique. C’est l’attentat contre les Nations Unies du 19 août 2003, qui prend la vie de Sergio Vieira de Mello, et l’attentat du 27 octobre contre le CICR, avec pour objectif de retirer à la coalition sa « légitimation » internationale. Objectif en partie réalisé avec le redéploiement du dispositif international sur la Jordanie et le Koweït.

Puis, les attentats sont dirigés contre les « collaborateurs » des forces occupantes, notamment des stations de police (14 décembre 2003 à Khaldiyah, 31 janvier 2004 à Mossoul et 10 février à Iskandariyah) et des centres de recrutement des forces armées irakiennes (11 février 2004 à Bagdad). L’objectif est alors de perturber et de décourager la mise en place d’un système de sécurité capable de relayer la coalition dans les tâches de sécurité intérieure. Ensuite, les attaques sont portées contre les diverses communautés ethniques, afin de stimuler les rivalités internes et rendre la situation intérieure irakienne difficilement gérable par la Coalition : à Irbil contre les quartiers-généraux du KDP et du PUK (1′ février 2004), et le multiple attentat de Karbala contre la communauté chiite du 2 mars.

Cette stratégie indirecte se prolonge dans la profondeur stratégique de « l’occupant » international et tente de toucher le coeur de son processus de décision: l’opinion publique. L’Espagne, dont l’opinion publique était majoritairement opposée à une présence militaire en Irak a donc été jugée comme l’un des talons d’Achille de la Coalition.(14)

L’action extérieure est alors « complétée » par des actions à l’intérieur des pays, dirigées contre les ressortissants des pays-membres de la Coalition. C’est alors la vague d’enlèvements initiée par l’enlèvement de trois travailleurs humanitaires japonais, menacés de mort si le Japon ne retire pas ses troupes d’Irak. L’émotion populaire — et la mobilisation contre la présence militaire en Irak — qui en résulte au Japon encouragent d’autres enlèvements.

Mouvements de résistance et terroristes après le régime de Saddam Hussein

L’intervention américaine en Irak a eu trois effets : a) libérer les dissensions ethniques et religieuses présentes en Irak et contenues jusqu’alors par le régime de Saddam Hussein ; b) stigmatiser l’impérialisme occidental — voire chrétien — et ainsi focaliser les ressentiments islamistes déjà présents et qui ont animé l’attentat du 11 septembre 2001 et c) donner au terrorisme international la légitimité d’une guerre de résistance contre un occupant.(15)

Une étude menée par NBC News, basée sur les annonces de décès de 400 militants sur Internet, tend à démontrer que le terrorisme en Irak est devenu une cause islamiste globale et non plus seulement une cause irakienne.

La principale conséquence en est que de nombreux jeunes musulmans dans le monde ont adopté la lutte en Irak comme symbole du djihad et se rendent en Irak pour combattre les « infidèles ».

Irak_Provenance des militants islamistes en Irak (2007)

[Source : New York Times (22.11.2007)1

A cet égard, la présence américaine en Irak agit comme une sorte de « paratonnerre » qui attire le djihadistes de toutes sortes en limitant ainsi les velléités terroristes en Occident. Logique retour des choses, le terrorisme continue à frapper en premier lieu les Etats-Unis, qui exposent leurs militaires en Irak et Afghanistan et ainsi éloignent la menace terroriste de leur territoire.

Les combattants étrangers sont réputés se rendre en grand nombre en Irak. On évoque des chiffres compris entre 4 000 et 10 000 combattants étrangers, toutefois rien de permet de confirmer ces estimations, qui sont des extrapolations dérivées des combattants arrêtés et des terroristes tués, qui ont pu être identifiés. De même, l’affirmation selon laquelle environ 90% des attentats-suicide seraient commis par des combattants étrangers(16) est hypothétique : elle résulte du différentiel calculé entre le nombre estimé de combattants étrangers (10 000) et du relativement faible pourcentage estimé d’étrangers (identifiés) capturés (soit environ 1,2%).

Selon les forces armées américaines, entre avril 2003 et décembre 2005, quelque 1 315 extrémistes étrangers ont été interceptés à la frontière entre la Syrie et l’Irak : 299 Jordaniens, 263 Saoudiens, 163 Algériens, 155 Tunisiens, 119 Yéménites, 86 Libyens, 71 Soudanais, 60 Libanais, 35 Marocains et 22 Egyptiens. En mars 2008, le commandement américain en Irak annonçait une diminution des combattants étrangers en Irak, avec une diminution de 25-30% des passages illégaux à la frontière syro-irakienne.

Plusieurs remarques doivent cependant être prises en compte :

  • On ne sait pas les diminutions proviennent d’une réduction effective de l’afflux étranger ou si de nouvelles filières d’infiltration sont plus efficaces.
  • Le nombre total de combattants étrangers en Irak semble avoir été considérablement exagéré par les autorités américaines en 2003-2005 et il est possible que l’on ait une vision plus claire de la réalité aujourd’hui.
  • On ne peut de toute façon pas écarter l’hypothèse d’une certaine « lassitude » concernant le conflit irakien pour les jeunes volontaires étrangers.

Mouvements kurdes après le régime de Saddam Hussein
Groupe Islamique du Kurdistan (GIK)
► Hezbollah Révolutionnaire Kurde (HRK)
► Mouvement Islamique du Kurdistan Irakien (MIKI)
Parti Conservateur du Kurdistan (PCK)
Parti d’Action pour l’Indépendance du Kurdistan (PAIK)
► Parti Démocratique du Kurdistan (PDK)
Parti Démocratique Socialiste du Kurdistan (PDSK)
Parti des Travailleurs du Kurdistan (PTK)
Parti Révolutionnaire du Kurdistan (PRK)
Union Démocratique Nationale du Kurdistan (UDNK)
► Union Islamique du Kurdistan (UIK)
► Union Patriotique du Kurdistan (UPK)
Brigade Islamique du Kurdistan Irakien
Brigades d ‘al-Qaïda du Kurdistan

Mouvements islamistes sunnites après Saddam Hussein

Dans cette catégorie sont considérés les mouvements « jihadistes » à caractère religieux. Ils sont généralement associés dans la nomenclature anglo-saxonne aux réseaux « Al-Qaïda ». Ils se distinguent essentiellement des autres mouvements sunnites par une orientation plus globale, visant à réduire l’influence de l’Occident en terre d’Islam. Ils se considèrent comme partie de la résistance — à la fois irakienne et islamique — contre l’interventionnisme militaire et non-militaire occidental.

► AI-Da’awah al-Islamiyya (L’Appel Islamique) Ansar al-Islam (Partisans de l’Islam)
► Al-Jama’ah as-Salafiyah al-Moudjahida (Groupe Salafiste de Combattants)
Al-Jabha al-Islamiyah li’l-Muqawama al-“Iraqiyah (► Front Islamique de la Résistance Irakienne (JAMI))
Kataeb al-Mujahiddin fil-Jama’ah al-Salafiyah fi’l-Eiraq (► Brigades des Moudjahiddin du Groupe Salafiste en Irak) qui comprend :
- Al-Jaïsh al-Islami fi’l-Eiraq (Armée Islamique en Irak)
– Jaïsh al-Moudjaheddin (Armée des Moudjahiddines)
– Ansar al-Sunnah (Partisans de la Sunna)
- Jaïsh al-Fatiheen (Armée des Conquérants)
- ► Hamas fi ‘l-Eiraq (Hamas en Irak)
Jound al-Imam (Soldat de l’Imam)
Jamiyyat al-Amal al-Islami (► Organisation de l’Action Islamique (OAI))
► 
Jound al-Islam (Soldat de l’Islam)
► 
Ansar al-Qaïda (Partisans de Qaïda)
Brigade Islamique du Kurdistan Irakien
Union des Forces Islamiques Irakiennes
Tanzim Sarayat al-Jihad (Organisation des Unités du Djihad)
► Mouvement Islamique Armé de l’Organisation AI-Qaïda
► Kataeb al-Ghadhab al-Islami (Brigades de la Colère Islamique)
Brigade du Martyr Al-Baraa bin Malik
- ► Al-Ansar
Ussud Tawhid Abdallah Ibn al-Zubeir (Lions de l’Unicité — Abdallah Ibn al­Zubeïr)
► Majlis Shura al-Mujahideen fi’I-Iraq (Assemblée du Conseil des Moudjahiddine en Irak), composé de :
- ► Tanzim Qa’ïdat al-Jihad fil-Bilad al-Rafidayn (Organisation de la Base du Diihad en Mésopotamie) elle-même composée de plusieurs phalanges :
   Katibat Abdullah Ibn Saleh ar-Rashoud
   Katibat Omar
   Brigade de la Mère des Croyants Aïcha
   Brigade de l’Envoyé d’Allah
   Kataeb al-Ghoraba (Brigades des Etrangers)(17)
   Kataeb al-Shuhada (Brigades des Martyrs)
   Katibat Abdelaziz al-Muqrin
   Katibat Abou al-Yaman al-Madayni
   Katibat Abou Bakr
   Katibat Abou Bakr al-Siddiq
   Katibat Abou Mouss’ab al-7raqi
   Katibat al-Qa’qa’
   Katibat al-Rejal (Brigade des Hommes)(18)
   Katibat Ibn-ul-Khattab
   Katibat Mathni Ibn Haritha
   Katibat Rassoul Allah
   Katibat Sayf ul-Haq
– ► Jaïsh aI-Ta’eifa al-Mansoura
 (Armée de la Communauté Victorieuse),
– ► Jaïsh Ahl as-Sunnah wal-Jama’ah
 (Armée du Peuple de la Sunnah et de la Communauté),
- Jama’at al-Murabiteen (Groupe des Almoravides)
- Kataeb Ansar al-Tawhid (Brigades des Partisans de l’Unicité),
– Sarayat al-Jihad al-Islami (Unité du Djihad Islamique), Kataeb Al-Ahwal (Brigades de l’Horreur).
Quwat al-Khandaq lil-Jihad Brigade de la Foi des Hommes
Jama’at al-Mawt (Groupe de la Mort)
Kataeb ash-Sheikh ‘Abd al-Qadir al-Gilani (Phalanges du Scheikh Abdelkader al-Gilani)
Kataeb Ussud Allah (Brigades des Lions d’Allah)
Kataeb al-Shahid Ahmed Yassin (Brigades du Martyr Ahmed Yassin)
– ► Katibat aI-Rasd min Ajl al-Iraq (Brigade de Vigilance pour l’Irak)
Kataeb al-Fursan (Brigades des Chevaliers)
Kataeb al-Tawhid wa7-Jihad (Phalanges de l’Unicité et du Djihad)(19)
Katibah al-Khadra (Phalange Verte)(20)
Jaïsh al-Taba’in (Armée des Taba)
En réponse à la création de milices favorables à la présence américaine, le Conseil des Moudjahiddine en Irak crée le Khalf al-Mutayibeen (Pacte du Peuple Choisi) qui regroupe les tribus qui soutiennent les mouvements djihadistes(21) et a notamment proclamé l’ ► Etat Islamique d’Irak (Islamic State of Iraq), et comprend les groupes suivants :
- Jaïsh Abou Bakr al-Siddiq al-Salafi
- Sarayat al-Medinah al-Munawarah
- Kataeb Imam Hassan al-Basri
- ► Jaïsh aI-Ta’eifa al-Mansoura (Armée de la Communauté Victorieuse),
- ‘Asa ‘ib al Iraq al-Jihadiyah (Ligue Jihadiste d’Irak)
– ► 
Jaïsh Ansar al-Sunnah (Armée des Partisans de la Sunna)(22)
- Jound as-Sahaba (Armée des Compagnons du Prophète)
- Katibat Ansar al-Tawhid wal-Sunnah (Phalange des Partisans de l’Unicité et de la Sunnah), qui comprend:
   Sarayat al-Moudjahidine(23)
Kataeb al-Qassas al-Aadel
► 
Front du Djihad et de la Reforme, nationaliste de tendance salafiste, apparu en mai 2007 et qui comprend :
- ► Al-Jaïsh aI-Islamyi fi’l-Eiraq (Armée Islamique en Iraq), composée des phalanges suivantes :
   Katibat al-Muthanna Ibn Haritha (Phalange de Muthanna Ibn Haritha)
   Katibat Khalid Ibn al-Walid (Phalange de Khalid Ibn al-Walid)
   Kataeb Omar al-Mokhtar Tawhid wal-Jihad (Phalanges d’Omar al­Mokhtar de l’Unicité et du Djihad)
   Jama’at al-Tawhid al-Islamiyyah (Groupe de l’Unicité Islamique) Katibat Salahuddin
   Jaïsh al-Jihad (Armée du Djihad) (jusqu’en 2005)
Jaïsh al-Mujaheddin (Armée des Moudjahidines)
Jama’at Ansar as-Sunnah (Groupe des Partisans de la Sunnah)
Jaïsh al-Fatehin (Armée des Conquérants)
(24)
Jound al-Tawhid (Armée de l’Unicité)
► Comité de la Charia des Partisans de la Sunnah (depuis mai 2007)
Kataeb Thawrat al-Ishrin (► Phalanges de la Révolution de 1920) ­devenues Harakat al-Muqawama al-Islamyah fi ‘l- Eiraq ( ► Hamas fi’I-Eiraq), dont le bras armé sont les
- Kataeb Salahudin al-Ayyubi (Phalanges de Salahudin al-Ayyubi) (jusqu’en septembre 2007)
► Front du Djihad et du Changement, créé au début septembre 2007 (25), nationaliste de tendance sunnite, qui comprend :
- Harakat al-Muqawama al-Islamyah fi’l-‘Eiraq (► Mouvement de la Résistance Islamique en Iraq (Hamas)) ou ► Hamas fi’I-Eiraq (Hamas en Irak)(26)(dès septembre 2007)
- Jaïsh al-Rashideen (Armée des Justes)(27)
- Jaïsh al-Muslimeen fi ‘l-Eiraq (Armée des Musulmans en Irak)
- Harakat al-Islami al-Moudjahiddin fi’l-Eiraq (Mouvement Islamique des Moudjahiddin en Irak)
- Jound ar-Rahman (Soldat du Miséricordieux)
- Sarayat al-Da’wah wa’ar-Ribaat fi ‘l-Eiraq (Unité de la Prédication et de la Résistance en Irak)
- Kataeb at-Tamkin (Phalanges du Raffermissement)
- Kataeb Mohammed al-Fateh (Phalanges Mohammed le Conquérant)
► 
Brigades des Flèches de la Justice (Kataeb Siham al-Haq)

Mouvements et groupes chiites

Dès avril 2004, les mouvements chiites, qui s’étaient limités à une attitude militairement neutre à l’égard de la coalition internationale, se sont engagés dans la résistance armée.

► Faylaq al-Badr (Corps al-Badr)
► Jaïsh al-Mahdi (Armée du Mahdi)
► Conseil Suprême de la Révolution Islamique en Irak (CSRII)
Jama’at as-Sadr at-Thani (Groupe de Sadr le Second)
Munazzamat al-Rayat al-Aswad (► Organisation des Drapeaux Noirs)
Katibah el-Khadra
► Kataeb Imam Ali bin Abi Talib Jihadi
► Jaïsh Mohammed (Armée de Mohammed), composée des phalanges :
- Kataeb al-Hussein (Phalanges de Hussein);
- Kataeb al-Abbas (Phalanges d’Abbas);
- Kataeb al-Jihad al-Islami (Phalanges du Djihad Islamique);
- Kataeb ‘Abdallah bin-Jahsh bin-Rikab al-Asadi;
- Kataeb Walid bin al-Mughirah;
- Kataeb ‘Omar al-Farouk;
- Kataeb al-Mahdi al-Muntazir (Brigade du Mahdi Attendu).
► Jaïsh al-Hussein (Armée d’Hussein)
Ansar al-Imam al-Mahdi (Partisans de l’Imam du Mahdi)
► Phalanges du Hezbollah (Kataeb Hezbollah)
- Katibat Abou al-Fadl al-Abbas
- Katibat Karbala
– Katibat Zaïd bin Ali
Corps Ramazan
- Réseau Qazali et Réseau Sheibani, soupçonnés par les Etats-Unis d’être organisés et approvisionnés par l’Iran.
Al-Mahdawiya, qui est davantage un mouvement, qu’un groupe. Centré sur la région de Najjaf, il rassemble un certain nombre de groupes de combat :
- Ruhullah actif à Nassiriyah et Maysan
- Al-Marsumi actif à Diyala;
- Ahmad Bin Al-Hasan actif à Najaf et Karbala
- Jound al-Islam, actif à Basra et Kut
- Al-Hadiya actif à Kut et Maysan
► Jound aI-Samaa’ (Soldats du Paradis)
Résistance Islamique Chiite en Irak (Muqawamah al-Islamiyya al-Chi’iyya fz al-Eiraq)

Mouvements de résistance séculiers (2003-)

Les mouvements de résistance séculiers en Irak sont dérivés des ex-forces de sécurité du régime Baasiste ou de milices tribales et sont dirigés contre l’occupation étrangère issue de l’intervention de 2003 en Irak. Essentiellement laïques, ils sont fréquemment opposés aux milices d’essence religieuse (chiites ou sunnites) et constituent la base de la stratégie du « Réveil » (voir plus bas) mise en place par les Etats-Unis. Obéissant à des intérêts souvent communautaires, ces mouvements s’affrontent souvent mutuellement.

► Al-Awda (Le Retour)
► 
Haut Commandement du Djihad et de la Libérationcréé le 2 octobre 2007 et dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri,(28) parent de Saddam Hussein — qui regroupe 22 organisations ou groupes de résistance.
► Feddayin Saddam (Ceux-qui-se-sacrifient pour Saddam)
Front National de Libération de l’Irak (FNLI), créé le 2 octobre 2003, qui se compose des éléments suivants :
– Détachements de résistance de Fallujah et de la province d’al-Anbar,
– Détachements de résistance des villes de Samarra, Tikrit et al-Biji
– Détachements de résistance d’ al-Dilu’iyyah, Yathrib et al-Is’haqi
– Détachements de résistance de Ba’qubah et de la province de Diyala
– Détachements de résistance d’ al-Huwaydjah, ar-Riyad et Kirkuk
– Détachements de résistance de Bassorah
– Détachements de résistance d’al-Amarah
– Détachements de résistance de Ninwa
– Détachements de résistance de Babil Saraya al-Shuhada al-Jihadiya fi’l-Eiraq (Unité des Martyrs Jihadistes en Irak)
► Harakat al-Ra’s al-Afa (Mouvement de la Tête de Serpent)
Kataeb Thawrat al-Ishrin (Phalanges de la Révolution de 1920)
► Thuwwar aI-Eiraq – Kataeb aI-Anbar al-Moussallaha
 (Révolutionnaires d’Irak – Brigades Armées de l’Anbar)
Résistance Populaire pour la Libération de l’Irak
Secrétariat Général pour la Libération d’un Irak Démocratique
Résistance Révolutionnaire Armée Irakienne

Autres mouvements ethniques après le régime de Saddam Hussein
Congrès National Assyrien
Front Turkmène Irakien (PTI)
Mouvement Démocratique Assyrien (MDA)
Parti Démocrate Turkmène Irakien (PDTI)
Parti du Peuple Turkmène (PPT)
Parti Nationaliste Progressiste Assyrien
Parti Patriotique Assyrien

Groupements nationalistes issus des forces armées
Conseil Suprême de Salut National (CSSN)
Mouvement National Irakien (MM) Mouvement des Officiers Irakiens
Mouvements mis en place par les Etats-Unis

La meilleure manière de combattre une organisation de résistance est de lui opposer des adversaires locaux : les parties se « connaissent » mieux et l’image fédératrice — pour la résistance — de l’occupant est quelque peu estompée.

Dès 2004, ayant réalisé l’échec de la « dé-baathification » du pays, les Etats-Unis et le gouvernement irakien tentent de mettre sur pied des forces qui leurs seraient loyales, issues de l’ancien régime de Saddam Hussein. Ainsi a été mise sur pied la Brigade Fallujah (► Katibat al-Fallujah), qui ne restera que cinq mois avant d’être démantelée en raison de la collusion de ses cadres avec la résistance.

Après ce premier échec, les Américains ont tenté d’exploiter les rivalités tribales, ainsi que le mécontentement croissant de la population contre les attentats terroristes, qui tuent plus d’Irakiens que d’occupants américains. Quelques initiatives spontanées de certaines communautés locales de s’armer pour lutter contre la présence de groupes armés venant de l’extérieur de leur territoire ont servi de point de départ pour une nouvelle stratégie de contre-guérilla américaine. Ainsi, dans la province de l’Anbar, dès l’été 2006, à l’instigation des Américains, est apparu un mouvement qui regroupe 25 (dès mai 2007: 26) des 31 tribus sunnites de la région associées au gouvernement pour lutter contre les groupes sunnites radicaux sur leur territoire.

Dirigé par Scheik ► Abdul Sattar Al-Rishawi, ce mouvement dit du Réveil (en arabe : Sahawa, en anglais : Awakening) crée le Conseil de Jazirah à Ramadi en septembre 2006, qui est suivi en octobre par une alliance Sahawat al-Anbar (Réveil de l’Anbar), également connue sous l’appellation d’ Anbar Intifadah. A ce mouvement se sont jointes les tribus Mujama’, Shammar et Karkhiya, qui contrôlent le Nord de Bagdad.

Les Américains continuent à encourager le rassemblement des tribus et au début 2007, le même processus est engagé dans la province de Diyala, centre des activités des groupes djihadistes à l’Est de Bagdad. Le Sahawat al-Anbar devient le Sahawat al-Eiraq (Réveil de l’Irak). En décembre 2007, le « mouvement du réveil » a permis de créer des groupes favorables au gouvernement dans huit provinces et a permis de recruter quelque 73 397 personnels en faveur des forces de sécurité, dont plus de la moitié à Bagdad.

Ces personnels — majoritairement sunnites — sont payés (environ US$ 300 par mois) par les Etats-Unis et permettent au gouvernement non seulement de grossir les rangs des forces de sécurité, mais aussi réduisent ipso facto les rangs des mouvements insurrectionnels. Ce type d’activité au niveau des communautés locales et la clé d’une bonne stratégie de lutte anti-insurrectionnelle et constitue certainement un succès pour les forces coalisées. Toutefois, il convient de souligner que cette alliance est essentiellement dirigée contre « Al-Qaïda », mais regroupe des entités qui sont opposées à la présence américaine en Irak et luttent contre celle-ci, comme les Brigades de la Révolution de 1920 et l’Armée Islamique en Irak, qui se sont alignées sur la nouvelle coalition.

Irak_Structrure generique des tribus irakiennes

Parallèlement au mouvement du « réveil » en Anbar, Babel, Diayala, etc. se mettent en place dans les mêmes provinces des « Conseils de Salut », dont les relations avec les premiers restent obscures. Certains de ces « Conseils », comme en Anbar, ont mis sur pied des unités antiterroristes clandestines. Ces unités, connues dans un premier temps sous le nom de Concerned Local Citizen (CLC)(29) puis sous celui d’ Abna al-Eiraq (Fils de l’Irak). Au contraire des milices du Réveil, les Fils de l’Irak sont organisés à partir de communautés locales — essentiellement en zone urbaine — sans égard à leur appartenance tribale. Elles regroupent quelque 91 641 miliciens avec 78% de sunnites et 19% de chiites.(30) Elles sont financées, armées et gérées par le gouvernement irakien.

Davantage que les 30 000 combattants américains supplémentaires, c’est la stratégie d’intégration des tribus et des milices locales qui ont contribué à l’amélioration sécuritaire enregistrée depuis la fin 2007. Toutefois, il faut se demander si les succès américains auront une portée à long terme.

Irak_Mouvement du Reveil (decembre 2007)

Bibliographie choisie : Ahmed S. Hashim, Insurgency and Counter-Insurgency in Iraq, Cornell University Press, New York, 2006; Masr Vali, The Shia Revival, New York, 2007.

(1)Rathmell Andrew, «Iraqi intelligence and security services», International Defence Review, 5/91, pp. 393-395
(2)Le Point, 27.8.90
(3)State Department Report, 01.02.1991
(4)New York Times, 06.02.2002
(5)A Decade of Defiance and Deception, 12.09.2002
(6)Bari Atwan, rédacteur du journal arabe Al-Quds, rapporté par CBC News (01.11.2002)
(7)USA Today, 26.09.2002
(8)Boston Globe, 20.07.2003
(9)Los Angeles Times, 04.11.2002
(10)New York Times, 27.10.2001
(11)New York Times, 21.10.2002
(12)Los Angeles Times, 02.08.2002 et New York Times, 21.10.2002
(13)Il comprend notamment la mise en oeuvre de deux importants centres d’écoute électronique, l’un basé à Bagdad et l’autre à Mossoul. C’est en partie l’information recueillie par ces centres qui a permis de retrouver Saddam Hussein en décembre 2003.
(14)Ainsi que semble le démontrer la publication d’un document émanant de milieux islamistes, découvert sur Internet et rendu public le 13 mars 2004 par le Norwegian Defence Research Establishment.
(15)Dans les efforts entre l’Occident et le reste du monde pour trouver une définition commune du terrorisme, les pays arabes soutiennent l’idée que l’acte de terrorisme reste légitime lorsqu’il s’inscrit dans une lutte contre une occupation. Cette position est évidemment justifiée par l’occupation israélienne de la Palestine et trouve un nouvel écho dans le cadre du conflit irakien.
(16)USA Today, 20.03.2008
(17)On trouve également l’appellation « saraya » (unité, troupe). Cette phalange a été l’une des premières à rejoindre l’Assemblée du Conseil des Moudjahiddin en Irak en janvier 2006. Elle était dirigée par ► Muharib Abdul Latif al-Joubouri, tué au début mai 2007, qui était également le porte-parole de l’« Etat Islamique d’Irak ».
(18)(2)Phalange dirigée par l’émir ► Abou Abdullah al-Qurashi et a prêté allégeance à ► Abou Moussab el-Zarqawi. (13.04.2005)
(19)Phalanges soupçonnées d’avoir enlevé et exécuté les otages Bigley, Berg, Armstrong, Hensley et Sun-il. (Central Queensland University, ejournalist.au.com, No 04/02, 2004).
(20)Phalange soupçonnée d’avoir enlevé et exécuté l’otage italien Fabrizio Quattrocchi. (Central Queensland University, ejournalist.au.com, No 04/02, 2004).
(21)Il s’agit, initialement de six tribus concernées alors connues dans le milieu du renseignement sous l’appellation de « sinistres six » (en référence aux ennemis du héro fantastique Spiderman) : Albu Fahd, Albu Issa, al-Zuba’a, al-Boubaz, Dulaimi.
(22)Le FNLI proclame l’Armée des Partisans de la Sunna comme l’un de ses membres. Toutefois, dans un communiqué publié le 22 mars 2004 sur le site du Global Islamic Media Center, l’Ansar dément faire partie du Front, dont les objectifs sont contraires à ceux de l’Islam, selon lui.
(23)Cette Saraya a retenu en otages les deux ingénieurs allemands René Bräunlich et Thomas Nitzschke du 24 janvier au 3 mai 2006.
(24)Le Jaïsh al-Fatehin a annoncé son retrait du Front du Djihad et de la Réforme au 1″ janvier 2008.
(25)Selon certains spécialistes, le Front du Djihad et du Changement serait identique au Front du Djihad et de la Reforme, selon d’autres, il s’agirait d’entités distinctes.
(26)Créé en mars 2007, le Hamas en Irak est un groupe issu des Phalanges de la Révolution de 1920, mais n’a pas de rapport avec le Hamas palestinien.
(27)Egalement traduit par « Armée des Quatre Premiers Califes »
(28)AFP, 3.10.2007
(29)Traduction littérale en français : « Citoyens Locaux Inquiets »
(30)Chiffres données par les Etats-Unis, 27.04.2008.