Irish National Liberation Army (INLA)

Autres apellations:
Catholic Reaction Force (CRF)
People ‘s Liberation Army (PLA)
People ‘s Republican Army (PRA)
Irish People ‘s Liberation Organization (IPLO)

Irish National Liberation Army (INLA)(Royaume Uni) Mouvement indépendantiste (républicain) catholique d’extrême-gauche, créé le 10 décembre 1974, sous le nom de People ‘s Liberation Army (PLA), après le cessez-le-feu déclaré par l’ ► Provisional Irish Republican Army (PIRA). Emanation dissidente de l’Official Irish Republican Army (OIRA).

Elle prend tout d’abord et est dirigée par Hugh Torney. Elle constitue le bras armé de l’Irish Republican Socialist Party (IRSP), qui admet l’usage de la force pour atteindre des objectifs politiques, tout en reconnaissant que la violence seule ne permet pas d’installer le socialisme et assurer la libération nationale. Elle prône la création d’une république socialiste regroupant les 32 comtés irlandais.

A la fin des années 80, l’INLA a connu une restructuration sanglante et a éclaté en de nombreux groupuscules, dont le plus connu est l’ ► Irish People’s Liberation Organization (IPLO).

Ses activités sont l’attentat à la bombe, l’enlèvement, l’extorsion et le brigandage. Elle est notamment responsable de l’assassinat du politicien britannique Airey Neave (30 mars 1979). Elle opère sous des noms de couverture divers tels que Catholic Reaction Force (CRF) et People ‘s Republican Army (PRA). La violence de ses actions fait surnommer ses membres « mad dogs » (chiens fous).

Elle refuse le cessez-le-feu passé entre l’IRA et le gouvernement britannique en vigueur depuis le ter septembre 1994. Mais elle a adopté le principe de « refus de la première frappe » (« no first strike policy »), et s’est engagé à seulement répondre aux « agressions » de la police.

Le 27 décembre 1997, trois membres de l’INLA exécutent Billy Wright, chef de la ► Loyalist Volunteer Force (LVF) dans la prison de Maze.

Le 22 août 1998, elle lance un appel pour un armistice. Au début août 1999, l’INLA déclare n’avoir « ne plus avoir de raisons morales ou politiques pour poursuivre la lutte »(1) et décrète un cessez-le-feu unilatéral, mais ne soutient pas l’accord du 10 avril 1998 (« Good Friday Agreement »). Depuis, l’INLA a rapidement disparu de la scène politique, mais s’est renforcée dans le domaine de la criminalité organisée.(2)

Bien que l’INLA ait recruté de nouveau membres et qu’elle reste impliquée dans des activités criminelles, elle reste considérée par la Commission Indépendante de Surveillance(3) comme ne plus vouloir recourir à la violence politique en premier et comme peu capable de soutenir une campagne de lutte contre le gouvernement.

Durant le conflit en Irlande du Nord, l’INLA s’est rendue responsable d’environ 125 morts, dont 45 membres des forces de l’ordre. Elle devrait encore rassembler une trentaine d’activistes.

L’INLA a reçu une aide logistique de la Libye et de l’OLP, qui ont également participé à la formation de ses combattants. Elle a été largement soutenue financièrement et matériellement (fourniture d’armes) par la communauté irlandaise installée aux USA.

(1)Sunday Times, 08.08.99
(2)Third Report of the Independent Monitoring Commission, London, 04.11.2004, p.12.
(3)Independent Monitoring Commission (IMC), divers rapports entre 2005 et fin 2006.