Ouganda

Principaux mouvements rebelles sous le gouvernement Obote :

  • National Resistance Movement (NRM) et son bras armé, la National Resistance Army (NRA), composés de militants de l’Ouest du pays. La NRA a constitué le noyau de la nouvelle armée ougandaise, l’ Uganda People’s Defense Forces, en 1996.
  • Uganda National Reserve Front (UNRF), composé de militants de la tribu Aringa issus de la zone natale d’Idi Amin Dada, dans le Nord-Ouest du pays.
  • Uganda Freedom Movement (UFM)
  • Federal Democratic Movement of Uganda (FEDEMU),

Les principaux mouvements rebelles opérant en Ouganda sont :

  • Lord’s Resistance Army (LRA)
  • Allied Democratic Force (ADF), qui est une coalition de mouvements islamiques issus de la National Army for the Liberation of Uganda (NALU) et des ex-armées rwandaise et zaïroise. Elle est dirigée par Abdullah Yusuf Kabanda (président), tandis que son aile armée est commandée par Henry Birungi, avec comme chef des opérations Loduku et Medison Kutehenda comme secrétaire-général. L’ADF se comporte comme un groupe terroriste. Il a ses bases en République Démocratique du Congo et sur la frontière et est actif au Sud-Est du pays, ainsi que dans la région proche de Kampala. Ses effectifs sont estimés à 500-900 militants.
  • West Nile Bank Front (WNBF), mouvement créé par le colonel Juma Oris ­officier de l’armée du dictateur Idi Amin Dada — en 1995. Démantelé en 1997 à la suite de combats au Sud-Soudan, il est réactivé par Moses Chaku en 1999. Considéré comme éteint, il semble qu’un petit groupe de combattants subsiste et se soit installé dans la région du Parce de Garamba (République Démocratique du Congo) et opère des raids dans les zones frontalières de l’Ouganda.
  • Uganda National Reserve Front II (UNRF II), mouvement issu du WNBF et actif au Nord-Ouest de l’Ouganda — essentiellement dans le district d’Arua ­depuis 1996. 11 est dirigé par le brigadier-général Ali Bamuze. Au début des années 2000, la plupart des ses combattants se sont rendus aux autorités et ont été intégrés dans l’armée régulière ougandaise.
  • Former Uganda National Army (FUNA), mouvement initialement composé d’ex-militaires de l’armée d’Idi Amin Dada de la tribu Kakwa et opposé au gouvernement Obote. Inactif, il est réapparu en juin 1998. Il est dirigé par le colonel Juma Ali Remo (alias Oka Butabika).
  • National Army for the Liberation of Uganda (NALU), mouvement apparu en 1999 et dirigé par Jafari Salimu depuis décembre de la même année. Il utilise des bases en République Démocratique du Congo et opère par brefs raids sur le territoire ougandais.
  • Uganda Salvation Front/Army (USF/A), apparu en 1998.
  • Citizen Army for Multiparty Politics (CAMP), apparu en mai 1999.
  • People’s Redemption Army (PRA) groupe dont l’existence a été mentionnée pour la première fois en 2002. Bien que mentionné par plusieurs sources dont le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Congo, William L. Swing, le 9 novembre 2005, le groupe n’a pas d’existence démontrées. Il opérerait en République Démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Certaines sources l’évoquent comme groupe « dormant ».
  • Anti-Referendum Army (ARA), apparu en 1999.

Afin de lutter contre ces divers mouvements insurrectionnels ou criminels, le gouvernement ougandais a entrepris de créer des milices locales armées, destinées à protéger les populations locales, mais aussi à interdire par la même occasion aux rebelles un soutien logistique. Ainsi, outre des milices territoriales désignées Local Defense Units (LDU), créées en 1990 et placées sous commandement militaire, d’autres milices de guérilla opèrent de manière plus ou moins indépendante au profit du gouvernement. Leur fonction était de verrouiller la frontière et empêcher ainsi la LRA de se replier dans ses sanctuaires au Soudan :

  • Arrow Group, créé en 2003 dans le district de Teso ;
  • Frontier Guards créés en 2004 dans les districts de Kitgum et de Pader, et qui ont compté jusqu’à 2 000 combattants ;
  • Elephant Brigade, créée en 2004 dans le district de Gulu ;
  • Milice Amulka créée au début 2004 à Lango.

Ces milices ont été démantelées au début 2006 et leurs membres ont été intégrés aux forces armées ougandaises