Parti Communiste du Népal (Maoïste) (PCN(M))

PCN(Népal) Mouvement marxiste radical issu de l’éclatement du Parti Communiste du Népal (Centre d’Unité), dont il conservera le nom jusqu’en 1995. Il est créé, puis dirigé par Pushpa Kamal Dahal (alias Prachanda). Le 13 février 1996, avec l’attaque de postes de police dans les districts de Rukum et Rolpa, il déclenche la « Guerre du Peuple Népalais ». Appliquant la doctrine maoïste de la révolution à partir des campagnes, son influence croît régulièrement jusqu’en 2005. En 2008, il est le plus important parti de l’Assemblée Constituante du Népal.

Le PCN(M) adhère dès 2004 au Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI), qui regroupe un certain nombre de groupes révolutionnaires marxistes à travers le monde. Interdit, le PCN(M) se structure comme une organisation clandestine selon un modèle marxiste « traditionnel » avec une branche politique, qui assure le lien avec les structures locales (village, commune, district, etc.) et une branche militaire, articulée de manière territoriale. Les deux branches sont dirigées par un Bureau Politique, qui détermine les orientations et les actions de la guérilla.

En 2003, ses effectifs sont évalués à 31 500 combattants, 48 000 combattants mobilisables dans les zones rurales, 150 500 cadres militants et quelque 100 000 sympathisants.(1) Ils sont recrutés essentiellement au centre et centre-Ouest du pays.

En 2004, un groupe quitte le PCN(M) pour former le ►Janatantrik Terai Mukti Morcha (JTMM).

Conforté par son importance et l’inefficacité des forces de sécurité, le PCN(M) décide de s’engager sur la voie politique et s’efforce de conclure des alliances avec d’autres partis politiques engagés contre la monarchie du roi Gyanendra. Il en résulte un déplacement du conflit de la campagne vers les centres urbains, qui culmine avec la grève générale de 2006, qui provoquera la défaite de la monarchie, la tenue d’élections et poussera à la conclusion d’un accord de paix, signé le 21 novembre 2006. 83 membres du PCN(M) font partie du nouveau Parlement élu le 14 janvier 2007 et dès le le` avril cinq maoïstes ont un poste ministériel au sein du gouvernement népalais.

Structure sommaire du PCN(M) (2006)
Structure sommaire du PCN(M) (2006) [Source: Gouvernement du Népal]
L’Armée Populaire du PCN(M) est destinée à disparaître et être intégrée au sein des forces armées népalaises. Malgré l’engagement du chef du PCN(M), cette intégration est lente : les 19 000 combattants maoïstes officiellement annoncés par le PCN(M) dépassent de loin les besoins de défense du Népal et seule une fraction de ces combattants pourra être intégrée. Mais la vraie raison est le manque de confiance de l’état-major pour les combattants trop rapidement intégrés, sans réel processus de sélection.

 

Zones opérationnelles du PCN(M) (2007)
Zones opérationnelles du PCN(M) (2007)

(1)Selon des sources du gouvernement népalais.