People Against Gangsterism And Drugs (PAGAD)

Autres appellations:
Muslims Against Global Oppression (MAGO)
Muslims Against Illegitimate Leaders (MAIL)

(Afrique du Sud) (Peuple Contre le Gangstérisme et les Drogues) Milice islamique radicale, apparue en 1996, avec pour objectif la lutte contre la criminalité, le trafic de drogues et la corruption. Le mouvement n’est pas conçu comme une organisation terroriste. Le PAGAD a des offices dans les principales régions d’Afrique du Sud où les citoyens peuvent recevoir conseil et appui dans la lutte contre la drogue et la criminalité. Les attentats commis par le PAGAD sont vraisemblablement le fait de certains éléments radicaux, qui reçoivent cependant une forme de reconnaissance de la part de ses chefs. Il jouit également d’une certaine sympathie auprès de l’ ► African National Congress (ANC), même si ce dernier a entrepris de lutter contre les agissements du PAGAD. Ses effectifs sont évalués à plusieurs centaines de sympathisants.

Il se rend responsable de quelque 170 attentats à la bombe durant la seule année 1998. Il était dirigé par un coordinateur national, Abdussalaam Ebrahim, arrêté le 29 décembre 1999. Parmi ses actions, on peut citer l’assassinat de Rashaad Staggie, chef du Hard Living Gang, en août 1996, pour lequel Abussalaam Ebrahim est arrêté et jugé(1).

Le PAGAD est actif dans la région du Cap et agit par attentats à la bombe ou à l’arme légère. Ses cibles sont essentiellement des trafiquants de stupéfiants ou des criminels notoires. Il opère par petites cellules indépendantes et travaille occasionnellement avec le groupuscule ► Qibla. Il semble être relativement calme depuis 2000.

Site Internet : www.pagad.co.za

(1)Il ne sera pas condamné pour ce crime en raison des preuves insuffisantes, mais sera condamné, le 6 mars 2002, à cinq ans de prison pour « violences publiques ».