République Centrafricaine

Le Gouvernement centrafricain est confronté à une rébellion armée, installée dans le nord du pays hostile au régime du Président François Bozizé. Les mouvements associés à la rébellion sont :

  • l’Union des Forces Républicaines (UFR) conduite par le lieutenant ► Florian Ndjadder, un ancien officier des forces armées centrafricaines(1) et active dans le Nord-Ouest du pays;
  • l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD)(1), apparue en novembre 2005, mais qui a revendiqué les attaques contre la ville de Markoundé, au Nord du pays les 27 et 30 octobre 2005. Elle est dirigée par Jean-Jacques Démafouth (depuis mars 2008), ancien chef du renseignement et ministre de la défense du président Patassé. L’APRD est active dans le nord-ouest du pays et a signé le 9 mai 2008 à Libreville (Gabon), un accord de « cessez-le-feu et de paix » avec le gouvernement;
  • le Mouvement Patriotique pour la Restauration de la République Centrafricaine (MPRC) dirigé pat Stève Guéret, qui a revendiqué l’assassinat du maire de Bossangoa;
  • le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC)(2) du colonel (ou général) ► Abdoulaye Miskine, ancien milicien de l’ex-Président Ange Félix Patassé, considéré comme proche de l’APRD. Le FDPC est actif dans le centre-nord du pays ;
  • l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) du général ► Damane Zakaria (alias Capitaine Yao)(5) et du capitaine Abakar Saboune (en détention à Cotonou) soutenus par le Soudan dans la région pétrolière de Wakafaga. L’UFDR est une coalition de trois mouvements — Groupe d’Action Patriotique pour la Libération du Centrafrique (GAPLC) de Michel Am Nondroko Djotodia, le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Saboune et le Front Démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Hassan Justin — essentiellement constituée de membres de l’ethnie Goula, qui avaient soutenu le président Bozizé, mais qui ont été déçus des maigres bénéfices de ce soutien. Elle est essentiellement active au nord-est du pays dans les secteurs de Gordil et Tiringoulou. Elle s’est emparée de la ville de Birao en octobre 2006, dont elle a été délogée par l’intervention française à la fin novembre 2006, puis en mars 2007. L’UFDR a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement en avril 2007 et s’est engagée dans un processus de paix ;
  • Le Front Populaire pour la Renaissance Nationale (FPRN) dirigé par le colonel Adoum Yacoub Koukou, localisé au Nord-Ouest du pays, dans la région de Birao.
  • les Forces Républicaines Nouvelles (FRN) de Christophe Gazam-Betty, ancien ambassadeur en Chine, apparues en 2007.

En plus de ces mouvements, le pays est en proie au banditisme de « grands chemins » et aux « coupeurs de route » (également connus localement sous l’appellation de « Zaraguinas »), qui s’attaquent aux véhicules et leurs occupants, qu’ils enlèvent contre rançon. La distinction entre groupes rebelles et « Zaraguinas est parfois difficile. Les Zaraguinas n’ont pas de conduite centralisées : ils agissent par petits groupes non-coordonnés. Ils ne constituent pas un mouvement ou groupe politique, mais qui sont littéralement des bandits de grands chemins, organisés en bandes. Recrutés localement, mais mobiles et intégrés dans la population, leur impact dépasse la simple criminalité. Leurs actions ont provoqué l’exil de près de 15 000 personnes vers le Tchad entre juin et décembre 2005.

Par ailleurs, depuis février 2006, des éléments de la ► Lord’s Resistance Army (LRA) (Armée de Résistance du Seigneur), provenant d’Ouganda, du Congo et du Soudan, ont trouvé refuge à l’est de la République Centrafricaine. Dès 2007, son chef Joseph Kony s’y trouve. La LRA ayant pratiquement perdu toute capacité opérationnelle sérieuse autre que pour des attaques ponctuelles de nature strictement criminelle reste relativement inactive en Centrafrique.

(1)On trouve également parfois l’appellation Mouvement Politique et Militaire Centrafricain (MPMC).
(2)On trouve également l’appellation Front Démocratique Populaire du Centrafrique (FDPC)