révolution (marxiste)

Si la référence intellectuelle de l’anarchisme est généralement attribuée à Mikhaïl Bakounine (1814-1876), c’est à Nicolaï Andreïev Ishoutine que revient la conception des organisations et mécanismes révolutionnaires. Ishoutine met en place au début des années 1860, une « Organisation » (Organisatsiya) révolutionnaire, qui comprend une cellule secrète, destinée à mener des actions terroristes et appelée l’« Enfer ». Elle inspirera les théoriciens de la révolution marxistes.

Le processus révolutionnaire marxiste est sans aucun doute le mécanisme subversif le plus élaboré et le mieux conçu et donc l’un des plus difficiles à combattre. Il intègre le terrorisme comme une phase de ce processus dans la construction de la société égalitaire. Des théoriciens, comme Mao Zedong, « Che » Guevara, et Carlos Marighella ont adapté certains aspects de ce processus, mais restent le plus souvent en accord avec la démarche globale.

La caractéristique principale de ce processus est qu’il se fonde sur une stratégie asymétrique, où le succès n’est pas obtenu par l’action directe des forces révolutionnaires, mais par l’insuccès ou la maladresse provoquée de la réponse des forces de l’ordre. La victoire n’est pas recherchée sur le plan militaire, mais sur le plan politique.

Les différentes phases de ce processus peuvent être résumées comme suit :

revolution (marxiste)_Processus revolutionnaire marxiste

revolution (marxiste)_Processus revolutionnaire marxiste (suite 1)

revolution (marxiste)_Processus revolutionnaire marxiste (suite 2)

Le processus révolutionnaire marxiste est sans doute le premier exemple d’une stratégie asymétrique : chaque phase révolutionnaire compte avec une réaction des forces de sécurité, qui propulsera le processus révolutionnaire dans une phase ultérieure.