Russie (Fédération de)

Durant la guerre froide, l’Union Soviétique avait été l’un des promoteurs des mouvements révolutionnaires à travers le monde. Dans ce contexte, elle avait soutenu des mouvements terroristes d’extrême-gauche, comme la ► Rote Armee Fraktion (RAF) ou les ► Brigades Rouges (BR)(1), mais aussi des mouvements d’extrême-droite.

Depuis la fin de la guerre froide, la Russie est essentiellement affectée par trois principales sources de violence armée :

  • La criminalité organisée, également connue (en Occident en particulier) sous la dénomination de ► Mafiya, qui a quelque peu perdu sa dimension de « gangs » armés pour s’incruster de manière plus profonde dans la société et aborder des formes moins violentes (mais souvent plus pernicieuses) de criminalité.
  • La criminalité de mouvements nationalistes ou d’extrême-droite — souvent associée à des mouvements « skinheads ».
  • La violence islamiste dans le Caucase et en ► Tchétchénie en particulier, qui joue un rôle de catalyseur pour divers mouvements djihadistes, et qui entretient des liens étroits avec diverses organisations criminelles russes et étrangères.

Organisations terroristes interdites en Russie (28 juillet 2006)

(1)Il faut relever ici que le soutien aux mouvements révolutionnaires ou terroristes n’était pas seulement le fait de l’Union Soviétique, mais de l’ensemble des pays-membres du Pacte de Varsovie, notamment l’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie ou la Bulgarie.