Shanti Bahini

Shanti Bahini

(Bangladesh) (Force de Paix) (à ne pas confondre avec Shabab Bahini) est la branche armée du Parbatya Chattagram Jana Sanghati Samiti (Parti du Peuple Uni de Chittagong Hill). Il est un groupe radical à caractère tribal, et essentiellement bouddhiste, qui lutte contre les communautés hindoues et opère dans la région de Chittagong Hill.

Formé le 7 janvier 1973, par Manabendra Narayan Larma, il a été officiellement démantelé après la signature de l’accord de paix de Chittagong Hill, le 2 décembre 1997. Toutefois, le groupe est resté actif et s’est rendu coupable de plusieurs attaques contre la communauté chrétienne de la région en 2007-2008.

Le mouvement de résistance des peuples des collines au Bangladesh remonte à la période pakistanaise, avec des grands projets de construction qui ont placé l’intérêt national avant celui des populations locales. Le mouvement est parcouru par deux tendances, l’une proche de Manabendra Narayan Larma est inspirée du marxisme, et l’autre, plus nationaliste est professée par Pritikumar Chakma. Le 24 octobre 1982, ces deux tendances se séparent en deux factions : la faction « Larma » et la faction « Priti ». Après l’assassinat de Manabendra (10 novembre 1983), Jyotirindra Bodhipriya Larma (alias Santu Larma) reprend le commandement du Shanti Bahini, tandis que les deux factions rivales, s’engagent dans des combats fratricides. Le 29 avril 1985, le groupe Preeti se rend aux autorités, tandis que le groupe Larma poursuit ses activités.

Initialement, le Shanti Bahini a son quartier général au lieu dit « Batti », dans les forêts du district de Khagrachhari et est articulé en deux commandements (Nord et Sud), divisés en et trois secteurs opérationnels chacun et subdivisés en quatre zones d’action. Le secteur du poste de commandement constitue un secteur indépendant. Les forces combattantes sont organisées à partir de l’unité de base de huit combattants, qui forment une section. Quatre sections forment un peloton et quatre pelotons forment une compagnie. Bien que le groupe revendique l’existence de brigades (à 2 600 combattants), il ne semble pas que les forces de combat aient dépassé 500 hommes.

Au plan tactique, le Shanti Bahini s’inspire de la doctrine maoïste de la guérilla dans les campagnes. Les allégations selon lesquelles le gouvernement indien aurait soutenu le mouvement par de la formation et la fourniture d’armes reste hypothétique, d’autant plus que le Shanti Bahini aurait eu des contacts étroits avec le ► Front Uni de Libération de l’Assam (FULA).